L'église des saints Pierre et Paul de Champagnac-la-Rivière  

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Nous n'avons pas visité cette église. Nous ne la connaissions pas avant que l’un de nos correspondants, M. Clive Kenyon, nous fasse parvenir des photographies. Certaines d’entre elles sont reproduites dans cette page. Les autres proviennent de galeries d'images d'Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant l’agglomération de Champagnac-la-Rivière nous apprend ceci :

« Histoire

Une villa mérovingienne apparaît sous le nom de Campaniaco au VIe ou VIIe siècle, en tant qu'atelier de métallurgie monétaire. Des sous en or sont frappés par Baudegiselo, le plus ancien champagnacois identifié.
»


Commentaires sur ce texte

Nous n’avons pas d’autre information que celle-ci. Pourtant, l'information selon laquelle il existait en cet endroit un atelier monétaire au VIe ou VIIe siècle est révélatrice de l’importance du lieu. Une importance qui est liée à celle de la monnaie. C’est en effet quelque chose que la plupart des usagers ignorent : la création d’une monnaie est une opération complexe qui exige des investissements très importants. Une monnaie doit être avant tout fiduciaire. Cela signifie que celui qui fabrique la monnaie doit garantir sa fiabilité, et, en cas d’émission de fausse monnaie, il doit s’efforcer d’indemniser les victimes et de retrouver les coupables de l’escroquerie. Cela suppose qu’il dispose d’une réserve importante lui permettant de réagir à tout incident. On peut donc estimer qu’il devait y avoir à Champagnac-la-Rivière au cours du premier millénaire un établissement important tel que château ou palais, si toutefois le lieu appelé Campaniaco correspond bien à l’actuel Champagnac-la-Rivière et non à une autre agglomération.

Concernant l’église, nous n’avons pas eu d’information sur d’éventuels textes historiques la concernant.


Analyse de l’architecture de l’édifice

Nous ne possédons pas de plan de cette église mais la vue-satellite de l'image 6 permet d’avoir une idée imparfaite de ce monument. Le bâtiment à toit à 4 pentes situé à gauche ne fait probablement pas partie de l’église. Les images 2 et 3 de la façade Nord permettent de constater que la partie de mur contenant le portail Nord (image 4) est disposée en biais (d’environ 30°) par rapport à la façade Nord. Cette particularité n’est pourtant pas visible sur la vue-satellite car il y a eu une prolongation du toit. 

La vue-satellite (image 6) permet d’envisager l’existence d’une nef à trois vaisseaux. Le vaisseau principal recouvert d’un toit à 2 pentes se situe sous la pastille jaune. Il est prolongé par une abside semi-circulaire et surmonté par un clocher de croisée. Le petit bâtiment qui lui est accolé juste en dessous serait une partie du collatéral Sud. L’autre bâtiment qui jouxte le vaisseau principal côté Nord serait le collatéral Nord. Il faut cependant remarquer que ces deux collatéraux n’étant pas de même largeur, un seul des deux, le collatéral Sud, pourrait être celui d’origine.

L'image 7 de l’intérieur permet de vérifier l’existence de collatéraux.

Observons l'image 8 de la nef vue en direction du Nord-Ouest. La porte qui apparaît en bas à droite est cette petite porte de la façade Nord accessible grâce à un petit escalier (image 2). Les trois grands arcs de cette image 8 sont tous trois différents.. Ils sont portés par des supports différents, piliers ou colonnes. Celui de gauche semble être le plus ancien. Remarquons que plus un édifice a subi de modifications, plus il est susceptible d’être ancien. Cette remarque est valable pour l’arc de l'image 10. Il y a en fait deux arcs superposés. Nous pensons que la baie protégée par le grand arc en plein cintre qui faisait communiquer le collatéral Sud et le vaisseau central était trop étendue. On a décidé de la restreindre en construisant les piliers et l’arc brisé.

Image 5 : Le décor du portail semble élémentaire voire archaïque. Nous ne pensons pas cependant qu’il puisse être antérieur au XIIe siècle.

Images 11 et 12 : On a ici deux fonts baptismaux. Un seul doit provenir de cette église.


Datation envisagée pour l'église des saints Pierre et Paul de Champagnac-la-Rivière : an 950 avec un écart de 150 ans.

Justification de cette estimation : piliers de type R0000 et arcs en plein cintre et à un seul rouleau.