Le baptistère Saint-Jean-Baptiste de Padoue  

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Nous n'avons pas visité cet édifice. Les images de cette page sont extraites de galeries d'Internet.

La page du site Internet Wikipédia consacrée à ce baptistère nous apprend ceci :

« Histoire

La construction de l’édifice a commencé au XIIe siècle sur des bâtiments probablement préexistants ; il subit diverses modifications au cours du siècle suivant et fut consacré par Guido, patriarche de Grado, en 1281. Dans les années soixante-dix du XIVe siècle, il a été restauré et adapté au mausolée du prince Francesco II Vecchio da Carrara et de son épouse Fina Buzzaccarini qui ont commandé la décoration, confiant l’œuvre à Giusto de'Menabuoi (qui a ensuite été enterré à l’extérieur du bâtiment).
[…] »

Le texte n’apportant pas de renseignement sur la situation de l’établissement avant le XIIe siècle, nous avons consulté la page de Wikipédia décrivant la cathédrale Santa Maria Assunta jouxtant ce baptistère : « La basilique cathédrale Santa Maria Assunta ... est la troisième cathédrale de la ville de Padoue bâtie sur le même emplacement. La première fut construite à la suite de l’édit de Constantin de 313 et détruite par le tremblement de terre du 3 janvier 1177. Elle fut reconstruite en style roman avec un baptistère, consacrée par Guido patriarche de Grado en 1281 , puis refaite à la demande de Fina de'Buzzaccarini, épouse de François l'Ancien, avec ses fresques en 1375. »


Commentaires divers

Le deuxième texte ne donne pas plus d’informations que le premier. On ne sait pas comment son auteur sait qu’il y a eu trois cathédrales successives. On devine que la phrase « La première fut construite à la suite de l’édit de Constantin de 313... » ne signifie pas que la première église a été construite en l’an 313. Par contre, cette phrase est révélatrice de l’attitude de certains historiens voulant ramener à des dates très précises les changements profonds des comportements humains. Dans le cas présent, un édit de Constantin écrit en 313 aurait changé d’un seul coup l’attitude des païens vis-à-vis des chrétiens et réciproquement. En fait, il y a eu plusieurs édits dont certains ont été promulgués après la mort de Constantin, jusqu(à la fin du IVe siècle. Et on ne sait pas tout ! De même, il nous est dit que la cathédrale a été « détruite par le tremblement de terre du 3 janvier 1177. ». Existe-t-il un texte contemporain à l’évènement précisant que lors du tremblement de terre de 1177, la cathédrale a été entièrement détruite et qu’il a fallu la reconstruire ? C’est possible mais nous en doutons.

Concernant la cathédrale, les quelques photos que nous en avons ne nous permettent pas d’identifier une datation. Par contre la dédicace à Notre-Dame de l’Assomption nous fait envisager que son origine est très ancienne. À l’origine, toutes les cathédrales devaient être dédiées à Notre-Dame de l’Assomption.

Les cathédrales étaient situées dans un enclos cathédral contenant, outre la cathédrale, un baptistère, et éventuellement d’autres constructions (églises, logis épiscopaux).

Le baptistère situé à proximité de la cathédrale pourrait donc avoir fait partie du groupe cathédral et être antérieur à l’an 1000. Rien pourtant ne permet de le prouver. Mais, du point de vue architectural, rien aussi ne permet de prouver qu’il aurait été construit aux alentours de l’an 1200. Les arcatures lombardes de la coupole (image 5) semblent cependant antérieures à l’an 1150.

Remarque : Cet édifice a un grand intérêt touristique à cause de la présence d’un cycle de fresques décorant les murs, peintes entre 1375 et 1376 par Giusto de Menabuoi, considéré comme un chef-d'œuvre. Nous ne les avons pas étudiées, la période ne coïncidant pas avec notre recherche.


Datation envisagée pour le baptistère Saint-Jean-Baptiste de Padoue. Dans l’attente de plus grandes investigations, nous proposons ceci : an 1050 avec un écart de 100 ans.