Le site archéologique de Cercina à Borj Elhsar (Îles de Kerkennah) 

• Afrique du Nord    • Article précédent    • Article suivant   


Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page sont extraites de galeries d’Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant les îles de Kerkennah, où sont localisés les vestiges de la ville antique de Cercina, nous apprend ceci :

« Les Kerkennah {...] sont un archipel tunisien de la mer Méditerranée situé à 17,9 kilomètres au large de Sidi Mansour, dans la périphérie nord-est de Sfax.

Il est composé de deux îles principales, Gharbi, et Chergui ou Grande Kerkennah, et de douze îlots.
  {...] Gharbi et Chergui sont reliées entre elles par une chaussée d'une longueur de 600 mètres existant dès l'époque romaine. {...]

Étymologie

Les Romains, à travers les nombreuses descriptions faites par Diodore de Sicile, Polybe, Tite-Live ou Plutarque, dénomment ce groupe d'îles "Cercina", nom libyco-berbère d'une ville portuaire fréquemment visitée par des vaisseaux de marchandises.

Histoire


{...] Les plus anciennes traces historiques remonteraient ainsi à l’époque phénicienne. Le climat ayant probablement été plus pluvieux à cette époque, on retient la description d'un lieu de production agricole. {...]

Jules César, dans sa lutte contre Pompée, y fait une halte en 46 av.J.-C. pour ravitailler sa flotte. Cette représentation contraste avec celle, contemporaine, d'un lieu quasiment impropre à la culture, même s'il est vrai que les Kerkennah ont longtemps servi de pâture à un important cheptel ovin et caprin.

C'est probablement au Iersiècle de notre ère qu'est construite une cité romaine sur l'archipel. Celle-ci devait se trouver à l'emplacement occupé par le fort de Borj Hassar (images 3, 8 et 9) — repris par les Ottomans au XVIIIe siècle — qui constitue le seul vestige historique de l'île situé sur la côte occidentale. Ainsi, des traces de cuves de salaison et de citernes utilisées à une époque où le niveau de la mer était inférieur de deux mètres à son niveau actuel ont été retrouvées (image 4). Quelle que soit l'époque, les Kerkennah ne restent donc jamais à l'écart des évolutions du continent en raison de la faible distance de la côte et de la facilité de navigation. Rattachées tour à tour aux provinces d’Afrique Proconsulaire, de Numidie et de Byzacène, elles deviennent un siège épiscopal au IVe siècle et saint Fulgence y aurait bâti le dernier monastère à Erramadia au VIe siècle. Au VIIe siècle, avec la conquête musulmane du Maghreb, l'archipel se convertit et prend son nom définitif. Il apparaît vite comme un enjeu dans la rivalité entre les puissances de la Méditerranée occidentale. {...] »

Sur le site, on peut voir de beaux restes de mosaïques (images 5, 6 et 7). En particulier une mosaïque de jeux d’arène avec la représentation d’un lutteur (image 6).


Datation envisagée pour les mosaïques du site archéologique de Cercina à Borj Elhsar : an 300 avec un écart de 100 ans.