Le site archéologique de Musti 

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant notre voyage effectué en Tunisie en avril 2025. Les images de cette page ont été collectées sur Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Musti était une ville importante de l’époque romaine située le long d'une voie romaine reliant Carthage et Tébessa. Les limites de la ville sont fixées en 238 par deux arcs de triomphe, érigés sur cette route qui traverse Musti d'Est en Ouest. Vers la fin du IIe siècle av. J.-C., le général romain Marius y établit ses vétérans. Plus tard, la ville est élevée au statut de municipe, par Jules César ou Auguste, sans recevoir de colons à l'instar d’Hippo Regius et d’Utique. La présence de citoyens romains — principalement des négociants — est attestée dès l'époque républicaine. La ville perd son aspect ouvert lorsque les Byzantins la transforment en bastion durant leurs luttes contre les Vandales.

Le site archéologique

L'attribution de l'arc situé à l'entrée du site reste toujours inconnue. L'arc oriental, qui est dans un état de ruine avancée, est restauré en 1967 par l'Institut national d'art et d'archéologie et plus particulièrement par le Service des monuments historiques. Le mausolée voisin des Julii, très proche de l'arc oriental, est également reconstitué à cette époque. L'entrée du site s'ouvre sur une grande cour pavée qui mène à une porte intéressante de par sa structure. Celle-ci comporte en effet des chemins couverts du côté gauche et du côté droit. Près de la porte, se trouvent les restes de trois temples dédiés à Cérès, Pluton et Apollon. On y trouve également les ruines d'une petite église chrétienne, une basilique comportant trois nefs et d'un baptistère adjoint d'une grande fortification byzantine.
»


Commentaires divers

Nous n’avons pas d’autres renseignements sur ce site archéologique et les images que nous avons pu recueillir sur divers sites Internet Google Maps ou Wikimédia Commons sont peu commentées ou mal légendées. Ainsi, la même image peut être étiquetée « église chrétienne », « forteresse byzantine » ou « temple d’Apollon ». Et nous n’avons pas vu de plan des divers monuments. Pour notre recherche, il serait important de disposer de tels plans. Jusqu’à présent, cette recherche avait concerné les seules églises chrétiennes et au Nord de la Méditerranée. Les églises chrétiennes de Tunisie nous ont fait découvrir des plans parfois un peu différents de ceux rencontrés auparavant. Mais grâce aux images par satellite, nous commençons à découvrir autre chose : les temples païens. Nous avions jusqu’à présent une vision très stéréotypée du plan d’un temple païen, avec cour, péristyle, pronaos et naos. Et nous nous posons la question de l’existence de plans de temples païens différents. On le sait bien sûr pour des périodes plus anciennes que le premier millénaire. Mais serait-ce aussi le cas pour le premier millénaire ? C’est la question qui se pose pour le plan du temple d’Apollon de Musti révélé par une insuffisante photo-satellite (image 13).

Et le temple d’Apollon n’est probablement pas le seul monument de ce site archéologique à poser problème.

Image 2. Ce serait la partie du site archéologique décrite par la phrase : « L'entrée du site s'ouvre sur une grande cour pavée qui mène à une porte intéressante de par sa structure. Celle-ci comporte en effet des chemins couverts du côté gauche et du côté droit. »

Images 3, 4, 5 et 6. Ce serait la partie du site archéologique décrite par la phrase : « L'arc oriental, qui est dans un état de ruine avancée, est restauré en 1967 par l'Institut national d'art et d'archéologie et plus particulièrement par le Service des monuments historiques. Le mausolée voisin des Julii, très proche de l'arc oriental, est également reconstitué à cette époque. »

Selon une légende, cet arc de triomphe serait dédié à Gordien Ier.

Nous pensons que, dans la phrase précédente, il y a eu une erreur grammaticale qui devrait être ainsi modifiée : « L'arc oriental, qui était dans un état de ruine avancée, a été restauré en 1967 par... ». Et effectivement, la partie centrale de l’arc semble avoir été reprise (image 3). Nous ne sommes pas arrivés à lire le texte de l’épigraphe, hormis quelques mots (image 5). Le mausolée des Julii est visible au premier plan de l'image 6.


La vue par satellite de l'image 7 permet de repérer, à droite, une maison romaine (image 8), à gauche, le temple de Cérès (images 9 et 10), et en bas, le temple d’Apollon. Le plan du temple de Pluton (image 12) est repérable sur l'image 11.



Image 13 : Cette vue par satellite du temple d’Apollon, identifié grâce au drapeau rouge de l’image, ne correspond pas à l’idée traditionnelle que l’on a d’un temple romain.

Il en est de même pour les images 14 et 15 de ce temple. A-t-il été correctement désigné ? La présence d’auges dans ce temple (image 15) nous fait penser aux « maisons à auges » vues au Kef et à Makhtar, mais le modèle est un peu différent.

Sur la vue par satellite de l'image 16, la forteresse byzantine est repérable à sa forme presque quadrangulaire. Cependant, la forme dentelée des remparts, surtout côté Nord-Ouest, fait envisager qu’il y a eu des ajouts à une construction primitive, peut-être pour assurer la sécurité des citernes visibles au Nord-Est de la forteresse.

Image 17 : Une citerne. Cette image est intéressante car elle montre en second plan le la section verticale (ou profilée) d’une citerne. L’épaisseur est faible au sommet. Elle s’agrandit fortement lorsqu’on se rapproche des bords. Nous pensons que cette technique est due au fait que les voûtes sont faites en béton : le béton a une résistance forte à la pression mais faible au fléchissement.

Image 18 : Reste du pressoir d’un moulin oléicole.


Image 19 : Vue par satellite d’une église chrétienne. Hormis l’exposé de cette vue faisant apparaître un plan difficile à interpréter et des images 20 et 21 tout aussi difficiles à décrire, nous ne pouvons rien dire sur cette église.

Image 22 : Fragment probable d’une stèle lybico-punique. On reconnaît certains éléments vus auparavant : la jarre aux trois boules d’où s’échappe un filet d’eau, la scène de consécration avec un (ou une) dédicant (e) posant la main sur un autel. Le personnage de gauche (une femme ?) semble porter sur sa tête une offrande.

Image 23 : Probable piscine baptismale. Cependant la forme circulaire est nouvelle pour nous.

Image 24. Nous avons fait subir à l’image d’origine, capturée sur Internet, une rotation de 180° pour obtenir cette image. En effet, dans l’image d’origine, les panneaux de mosaïque étaient posés sur le sol adossés contre un mur, mais à l’envers. En retournant l’image, nous pouvons les étudier en détail. Dans le panneau de gauche, on identifie trois oiseaux. Nous avons déjà rencontré des panneaux de mosaïque aux décors constitués principalement d’oiseaux (maison de la volière à Carthage, musée archéologique de Makhtar). Nous ignorons si dans de telles représentations, il y a recherche d’une pure esthétique ou d’une symbolique. Le panneau du milieu devait recouvrir une tombe chrétienne (dans le texte, les mots « IN PACE » ; à l’intérieur du fragment de cercle, la lettre rhô d’une croix monogrammée). Le panneau de mosaïque de droite est difficilement identifiable.




Datation envisagée
pour la majorité des monuments du site archéologique de Musti : an 250 avec un écart de 100 ans.