Le temple des Eaux de Zaghouan 

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Nous avons eu l’occasion de visiter le site archéologique de Zaghouan durant notre voyage effectué en Tunisie en avril 2025. Les images de cette page ont été prises lors de cette visite.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Sur la montagne au sud de la ville, le djebel Zaghouan, se trouve le temple des Eaux, nymphée-théâtre d'une source alimentant l’aqueduc construit, peut-être, de 120 à 135, pour acheminer l'eau du djebel jusqu'à Carthage, située à 90 kilomètres avec une déclivité étudiée de 0,29 %. Les ruines du nymphée originel (de type basilique) ont été découvertes en 2001 à proximité, le temple datant quant à lui de la période sévérine. Les statues qui ornaient le temple, celles de Neptune ainsi que douze naïades, sont pour la plupart exposées au musée national du Bardo.

En 1859, alors que l'aqueduc ne fonctionne plus depuis trois siècles, le ministre de Sadok Bey, Mustaphe Khaznadar, décide de le faire restaurer, sur les conseils du consul de France de l'époque, Léon Roches, et avec le concours de l’ingénieur français Pierre Colin. Les parties du canal à fleur de sol et en sous-sol sont remises en état et les parties sur arcades sont remplacées par des conduites en fonte. De nos jours, seuls les soixante premiers kilomètres de l'ouvrage sont utilisés par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eau
x. »


Image 1 : Le système de captage et distribution des eaux. Cette carte, photographiée sur place, doit être imaginée à l’envers. En effet, sur cette carte, le Nord est en bas, et le Sud, en haut, mais pour une meilleure lecture des textes nous l’avons conservée telle quelle. De plus cette position (Nord en bas et Sud en haut), estimée anormale, est justifiée par le fait que le trajet de l’eau suivant une pente, il est normal de situer en haut de l’image la partie du système de captage de plus haute altitude.

Sur cette image, nous pouvons voir en haut la station de captage la plus élevée, Aïn Iouggar (371 m), puis celle de Zaghouan (283 m). L’aqueduc qui suit un parcours principalement souterrain (en traits continus en bleu), plus rarement aérien (pointillés) aboutit à Carthage en contournant la région de Tunis.

Image 3 : Plan du parc archéologique de Zaghouan. À gauche, le Temple des Eaux. Un trait bleu donne le trajet souterrain des eaux à partir du bassin en forme de 8. Ce conduit souterrain mène au Petit Temple, de là au Grand Bassin, et se poursuit en direction de Carthage.

Information associée à ce plan : « Le parc archéologique de Zaghouan constitue, avec ses multiples composantes, un aperçu sur l’eau et sa place chez les romano-africains au 2e siècle après Jésus-Christ. Les temples en illustrent les dimensions religieuse et artistique, les bassins et les conduites la maîtrise technique. »

Image 4 : Vue d’artiste du temple des Eaux, avec en premier plan, le bassin situé en contrebas du temple.


Confrontés à l’architecture de ce temple des Eaux, nous avouons notre incompréhension. Son plan ne ressemble à aucun de ceux des temples païens construits durant la même période, du moins de ceux que nous connaissons. Le plan de ces derniers est très caractéristique : un grand bâtiment situé sur un podium. Ce bâtiment contient deux pièces saintes, la pro-cella et la cella. Il est entouré d’un péristyle. Ici le bâtiment principal contenant la seule cella est relativement petit et le péristyle entoure, non ce bâtiment, mais une grande cour apparemment vide de toute construction. Où pourraient se trouver un ou plusieurs autels de sacrifice ? À quoi servaient les galeries entourant la cour ? Tout cela, nous l’ignorons.

Datation envisagée pour le temple des Eaux de Zaghouan : an 150 avec un écart de 100 ans.