L’église Saint-Étienne de Montcherand
Nous n’avons pas visité cette église.
Les images de cette page sont issues de galeries d’Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant cette église
nous apprend ceci :
« Histoire
L'église actuelle, romane, pourrait remonter au XIe
siècle. Elle constitue une étape des pèlerins de
Saint-Jaques-de-Compostelle. En 1416, elle est présentée
comme étant une église paroissiale. Devenue protestante à
la Réforme en 1536, elle est successivement rattachée aux
paroisses d'Orbe en 1662, de Rances en 1846, de Lignerolle
en 1931, et de Ballaigues-Lignerolle en 2000.
Pour
ce qui est de l'organisation intérieure, la disposition de
l'aménagement a été inversée au XVIIe siècle :
la table de communion, auparavant installée à l'Est, dans
l'abside, a alors été déplacée vers l'Ouest. Mais la
disposition primitive a été rétablie lors d'une
restauration en 1903. L'abside romane, fortement
retouchée, est précédée d'une nef rectangulaire que domine
un clocheton, peut-être de 1774.
Fresques de l’église
En 1902, des fresques romanes, sans doute du tout début du
XIIe siècle, voire de la fin du XIe
siècle, ont été découvertes dans l’abside, cachées sous un
badigeon datant de la Réforme. Elles illustrent les douze
Apôtres en demi-cercle, surmontés du Christ en Gloire
entouré des symboles des Évangélistes. Ces peintures
fortement dégradées ont été largement complétées en 1903,
puis "dérestaurées"» en laissant de grandes plages
blanches en 1967-1970, enfin à nouveau partiellement
reconstituées en 1991-1992. Le décor de Montcherand - dans
son état restauré de 1903 - a été copié à l'église de
Donatyre. »
Nous rappelons que la datation d’une église à nef unique
comme celle-ci est pour nous un exercice difficile, car le
plan de telles églises a pu être utilisé durant plusieurs
siècles, probablement plus de cinq siècles et seuls de
petits détails, comme ici la présence d’une fenêtre axiale,
permettent de les distinguer.
L’intérêt principal se porte sur la fresque de fond d’abside
(images 4 et 8).
Concernant les images 6
et 7, nous
avons longtemps hésité pour savoir laquelle était la plus
ancienne et quelle avait été l’évolution de la construction.
En effet, l'image 6 pouvait
être le résultat de la « dérestauration » de 1967 qui avait
laissé « de
grandes plages blanches ». Mais la photographie
correspondante semblait nettement plus ancienne que 1967 et
une autre possibilité a été envisagée : l'image
6 aurait été photographiée en 1902 ou 1903, avant
la restauration, et l'image
7 l’aurait été après la restauration, en 1903. Les
restaurateurs de 1903 estimant que cette fresque était peu
présentable avec ses grandes pages blanches auraient ajouté
le Christ en gloire entouré des Évangélistes. Le résultat (image 7) était plus
présentable mais moins conforme à la réalité. On a décidé de
revenir à la réalité en 1967-1968. Mais le résultat devant
être décevant, on a repris la restauration en 1991-1992.
Nous constatons sur l'image
6 la présence d’une fenêtre axiale installée dans
le cortège des 12 apôtres. Cette fenêtre disparaît dans l'image 7 et ne
réapparaît pas dans l'image
8. Et ce
pour une raison simple : cette fenêtre n’existait pas à
l’origine. Elle a été percée après en endommageant une
partie du cortège des apôtres. À ce sujet, si on fait le
décompte, on s’aperçoit qu’il n’y a pas douze apôtres mais
treize : Paul a été ajouté. C’est le premier personnage
(très endommagé) sur l'image
9. Suivent
Jean, André, Jacques, Mathieu, Philippe. Nous pensons que la
graphie des mots pourrait permettre de dater la fresque.
Nous n(avons cependant aucune compétence à ce sujet.
Revenons à la fenêtre axiale. Nous pensons que les absides
des premières églises n’avaient pas de fenêtre axiale. Ni
d’ailleurs d’autres fenêtres. Il fallait laisser une grande
place au tableau décorant le fond d’abside. Les fenêtres ont
été créées après, en commençant par la fenêtre axiale de
petites dimensions. On a par la suite augmenté le nombre de
fenêtres et leurs dimensions. Dans le cas présent, le fait
qu’il n’y ait pas eu de fenêtre à l’origine fait envisager
une plus grande ancienneté que celle citée ci-dessus.
Datation
envisagée pour l'église Saint-Étienne de
Montcherand : an 950 avec un écart de 100 ans.