Le site archéologique d’Acholla 

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant notre voyage effectué en Tunisie en avril 2025. Les images de cette page sont extraites de galeries d’Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Selon l'historien Étienne de Byzance, la ville est fondée par des colons phéniciens venus de l'île de Malte. Ils se sont rangés aux côtés de Rome lors de la troisième guerre punique. Après la destruction de Carthage, la ville devient indépendante et reçoit le statut de cité libre. Une pièce de monnaie à légende punique, portant la tête du dieu Ba’al Hammon coiffé de la tiare de plumes, ainsi qu'un sanctuaire de plage dédié très probablement à ce dieu et comportant des stèles avec le signe de Tanit ont été découverts, confirmant l'origine punique de la ville.


Lors de la campagne africaine de Jules César, Acholla, une ville de commerce maritime avec un port d'importance considérable, s'y rallie en le considérant comme le maître des mers. La victoire de César lors de cette campagne profite aux Achollitains pendant les deux siècles suivants, au cours desquels la ville atteint son apogée avec un monnayage abondant et plusieurs monuments somptueux.

Selon Louis Deroche, et en raison de ses rivalités avec les villes avoisinantes comme Thaenae et Leptis Minor, lorsque l’empire romain est gouverné par un préfet du prétoire thaenite et des empereurs leptitains, les Sévères, Acholla désignée comme
municipium aellium augustum (a)chlulitanum ne s'élève plus dans l'échelle juridique.

Au début du IVe siècle , la ville en grande partie convertie au christianisme a deux évêques connus : Restitutus en 484 et Quinus en 641.

La ville a dû être complètement abandonnée avant l'arrivée des Arabes puisqu'aucun géographe médiéval n'en mentionne l'existence.


Vestiges

Les vestiges couvrent une surface d'environ cent hectares. Les fouilles ont permis de mettre au jour un tophet et des vestiges, principalement ceux de la cité romaine :


    • les restes d'un amphithéâtre très dégradé, dont les pierres de grès tendre sont érodées par le vent. Un voyageur du XIXe siècle, Victor Guérin, estima les dimensions de  
      l'édifice à cinquante pas pour le grand axe, et 32 pas pour le petit axe.

    • la silhouette d'un théâtre.

    • deux baptistères.

    • deux établissements thermaux dont les thermes dits de Trajan, construits entre 120 et 130, attribués à tort à l'époque de Trajan car ils remontent en fait au règne
      d'Hadrien.

    • des restes de trois villas : celle d'un riche Achollitain, M. Asinius Rufinus Sabinianus, qui a été un sénateur romain entre 180 et 185, la maison du triomphe de 
      Neptune et la villa de la Tête d'Océan.

    • une riche collection de mosaïques remontant au IIe siècle et qui sont considérées parmi les plus anciennes découvertes sur le sol tunisien.
»


Commentaires divers

Les renseignements donnés ci-dessus sont importants car il est extrêmement difficile d’analyser les images que nous avons pu recueillir. Comment d’ailleurs les archéologues ont-ils pu dénicher tout cela ? Il serait utile de disposer d’un plan de fouilles.



Suite du texte de Wikipédia :

« Vestiges déposés au musée du Bardo

Parmi la majorité de ces mosaïques, qui sont déposées au musée national du Bardo dans une salle réservée au site d'Acholla, figurent :


    • les travaux d’Hercule : mosaïque en forme de T de la salle à manger de la villa du sénateur Asinius montrant un quadrillage en "nœuds d'Héraklès" formant divers
     médaillons dans lesquels sont représentés des figures humaines, animales ou monstrueuses ; le héros est représenté au centre du pavement, muni d'une peau de lion, de sa
     massue et d'un arc, entouré de dix médaillons consacrés aux créatures qu'il a vaincues.

    • un décor de voûte réfléchie prélevée de l'une des deux ailes de la grande salle du
frigidarium des thermes dits de Trajan représentant le triomphe de Dionysos, des bustes
     des saisons et un cortège marin
(image 10).

    • un tableau central de la grande salle du frigidarium divisé par bandes contenant diverses figures et limitant des compartiments trapézoïdes offrant une suite de grotesques,
     un combat de centaures et de fauves, un thème dionysiaque représentant les ébats d'un satyre et d’une nymphe ; l'ensemble fait allusion à la maîtrise de Dionysos sur les
     forces sauvages et la joie de vivre qu'il procure.


    • la mosaïque de la "maison des colonnes rouges" : des guillochis en guirlande de laurier déterminant six médaillons circulaires décorés de deux fleurons cruciformes et
     quatre bustes des saisons.
»


Commentaires divers

La mosaïque de l'image 8 porte « un décor de voûte réfléchie » représentant des combats de centaures et de fauves, les ébats d’un satyre et d’une nymphe. Celle de l'image 9 porte des « grotesques » divers (exemple : deux sphinx encadrant un canthare). Celle de l'image 10 est la deuxième décrite ci-dessus. Elle représente le triomphe de Dionysos encadré par des médaillons de saisons : le Printemps (image 11) et l’Hiver (image 12), ainsi que des cortèges marins.

Nous avons prévu de faire une étude plus complète sur les décors des mosaïques romaines. Elle devrait paraître dans le chapitre Datation de notre site, sous l’onglet Évolution des pratiques religieuses.

Nous nous sommes posé la question : comment les spécialistes ont-ils pu affirmer que certaines de ces mosaïques portaient « un décor de voûte réfléchie » ?  Nous pensons qu'au cours des fouilles, les archéologues ont probablement trouvé des restes des fresques qui ornaient ces voûtes et ont comparé ces restes aux mosaïques dégagées sur le sol.


Datation

Le texte de Wikipédia nous apprend que la ville d’Acholla a été occupée entre le IIIe siècle avant Jésus-Christ et le IVe siècle après Jésus-Christ. Il y a eu probablement un grand nombre de constructions, destructions, reconstructions. Il serait vain de vouloir proposer une datation de l’ensemble. Les spécialistes s’accordent pour proposer une datation des mosaïques au IIe siècle après Jésus-Christ.