Le site archéologique d’Agbia 

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page ont été recueillies sur Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant cette ville ancienne et traduite de l’anglais nous apprend ceci :

« Antiquité : Agbia se situait à l'emplacement de l'actuelle Aïn-Hedia, en Tunisie.

Elle avait un évêque, suffragant de l'archevêque métropolitain de Carthage. L'évêché fut nominalement rétabli en 1916 en tant que siège titulaire de rang épiscopal le plus bas, et connut plusieurs titulaires quasi consécutifs, mais subit des changements de nom durant le premier mandat : Agae >(1925) >Aga >(1933) Agbia.
»


Commentaires divers

Le texte ci-dessus ne nous apprend pas grand-chose sur ce site que l’on découvre sur la vue par satellite de l'image 1.

On identifie un amphithéâtre en haut et à gauche de cette image (image 2). On pourrait penser que les deux formes de couleur sombre et opposées entre elles sont le résultat d’un pur hasard mais un examen plus attentif des colorations fait apparaître à l’extérieur de ces formes colorées, le tracé d’une ellipse presque parfaite. Les dimensions extérieures de l’édifice seraient (environ) 60m x 45m. Il s’agit en fait d’un petir amphithéâtre comparé à celui d’El Jem (dimensions : 148m x 122m ; 27000 places). Par ses dimensions, El Jem serait 6,7 fois plus grand. Nous estimons que l’amphithéâtre d’Agbia devait contenir 4000 spectateurs. Ce qui n’est pas si mal, vu qu'actuellement, l’endroit est presque un désert.

Un cimetière est indiqué en haut et à droite de l'image 1 (voir l'image 3). Il est possible qu’un lieu de culte lui soit associé mais nous n’avons aucune information là-dessus. Et de toute façon, il s’agit très probablement d’un cimetière musulman.

Il reste, en bas et au milieu de l'image 1, un groupe de bâtiments de forme rectangulaire (image 4). Il s’agit d’une forteresse que l’on retrouve sur les images 5, 6, 7 et 8.

Des différences d’appareil de maçonnerie sont parfaitement visibles sur l’image 5 : gros blocs parallélépipédiques parfaitement ajustés à la base des murs, nettement plus petits en haut de ceux-ci. Par ailleurs, l’appareil est bosselé sur le fortin de droite ; ceci est caractéristique de certaines fortifications du Moyen-Âge.

À gauche de l'image 6 et plus apparent sur la vue détaillée de l'image 7, apparaît un autre type d’appareil : à intervalles réguliers des piliers verticaux à plan rectangulaire s’interposent entre des pans de mur formés de bandes horizontales de gros blocs. Il s’agit là d’une disposition particulière. Est-elle spécifique à la Tunisie ? En tout cas, nous l’avons vue à plusieurs reprises , en particulier à Dougga. Elle pourrait être antérieure à la période romaine.

L'image 8 montre l’intérieur de la forteresse. Une série de magasins est adossée au mur de fortification. Cela serait caractéristique d’une période tardive (ottomane ?).

Quoi qu’il en soit, il semblerait bien que cette forteresse ait été utilisée pendant des siècles et qu’elle ait été modifiée à plusieurs reprises.

Au centre de l'image 9, on peut voir un bloc antique qui a été placé en réemploi dans le mur de la forteresse. Nous y lisons avec difficulté : CIDDESEPTIMIAIBINECAES. N’ayant aucune connaissance en épigraphie, nous ignorons la signification de cette inscription. Tout au plus, nous avons repéré la suite de lettres : SEPTIM qui pourrait faire référence, soit à l’empereur Septime Sévère, originaire d’Afrique, soit à la septième légion.


Datation envisagée pour le site archéologique d’Agbia

Il est difficile de formuler une datation pour un site qui a été utilisé pensant plusieurs siècles, comme le prouvent les restes romains de l’amphithéâtre, et les nombreuses modifications de la forteresse probablement construite durant la période byzantine sur des restes plus anciens et qui a sans doute été occupée ultérieurement durant la période arabe.