Le site archéologique de Méninx à Djerba
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en
Tunisie en 2025. Les images de cette page ont été capturées
sur Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site
archéologique nous apprend ceci :
«
Méninx est un
site archéologique tunisien situé sur la côte sud-est de
l'île de Djerba, près de l'actuelle cité d'Henchir El
Kantara. Il s'étend sur deux kilomètres de long et huit
cents mètres de large, une partie ayant probablement été
submergée par la mer.
Il s'agissait à l'origine d'un comptoir commercial fondé
par les Phéniciens. La cité a connu son apogée à l’époque
romaine, lorsqu'elle est devenue le chef-lieu de l'île. La
vie se poursuit dans la ville jusqu'à l’époque byzantine,
au VIe siècle.
Fouilles
Une première prospection du site met en évidence des
thermes, un amphithéâtre, un théâtre, une basilique,
probablement un forum, ainsi que des entrepôts. Par
ailleurs, le sol est jonché de vestiges, tels que des
bases de colonnes en marbre blanc, des colonnes en granit,
des chapiteaux ainsi que de nombreuses statues. Le
baptistère d’El Kantara est extrait des vestiges de la
basilique principale de la ville dans les années 1880. En
1942, des fouilles sont entreprises par Paul-Marie Duval.
Entre 1996 et 2001, une équipe tuniso-américaine effectue
des prospections de l'île et quelques sondages, notamment
à Méninx : l'occupation et l'activité économique de la
ville, fondée sur l'agriculture et la production de
pourpre, sont précisées pour la période antique. Depuis
2015, une équipe tuniso-allemande mène des prospections
géophysiques et des fouilles archéologiques sur le site ;
une opération de mise en valeur et un projet de parc
archéologique sont également lancés en 2018 à la suite
d'un partenariat entre l’université Louis-et-Maximilien de
Munich et l’Institut national du patrimoine. »
Commentaires divers
Le texte ci-dessus ainsi que les images capturées sur
Internet sont insuffisantes pour décrire le site. Le
principal intérêt semble être le baptistère d’El Kantara
placé au musée du Bardo (nous aurons très probablement
l’occasion de le décrire sur la page que nous consacrerons
au musée du Bardo). Nous aurions cependant aimé disposer
d’images de la basilique où on l’a découvert, ou du moins de
son plan.
Bien qu’insuffisant, le texte ci-dessus nous révèle
cependant des détails intéressants comme l’existence de
thermes, d’un amphithéâtre, d’un théâtre, d’une basilique,
probablement d’un forum et d’entrepôts. Il y avait donc là
une ville probablement importante, plus importante encore si
une partie d’elle a disparu sous la mer. En visitant la
Tunisie, puis, au début de la rédaction des pages de ce
site, nous avons réalisé l’importance des villes d’Afrique
du Nord durant la période romaine : toutes ou presque
étaient dotées de thermes, d’un théâtre, d’un amphithéâtre,
d’un forum, de basiliques. La densité semblait importante
alors qu'à l’inverse, les pays d’Europe, hors Italie,
semblaient moins riches en monuments. En conséquence, nous
avons envisagé d’établir une étude statistique comparative.
D’où l’intérêt de réaliser une page sur Méninx.
Un autre détail a son importance. Il s’agit de l’information
selon laquelle une partie du site archéologique (donc de la
ville) aurait pu être détruite par la mer. Nous avons déjà
rencontré cette situation lors de notre étude sur le port
punique de Carthage. Et nous ferons la même remarque lorsque
nous étudierons le site de Kerkouane. Une telle observation
peut paraître anodine. Elle est en fait importante car elle
fait prendre conscience qu’il a pu y avoir une transgression
marine depuis l’an 1 de notre ère qui se serait manifestée
par une montée du niveau de la mer Méditerranée sur la côte
tunisienne. Il faudrait connaître l’amplitude exacte de
cette montée et son évolution au cours du temps. Nous
estimons que, pour le Golfe du Lion (Occitanie/France),
cette amplitude serait de 0, 80 m (hausse du niveau de la
mer) depuis l’an 500 de notre ère. Mais cette amplitude
pourrait être plus importante en ce qui concerne la Tunisie
car la la frontière entre les plaques tectoniques africaine
et eurasiatique se situe juste au Nord de la Tunisie. La
plaque africaine se déplace vers le Nord Est à la vitesse de
2,5 cm par an. Ce qui donne un déplacement de 50 mètres en
deux millénaires. Elle se déplacerait dans un mouvement de
subduction par rapport à la place eurasiatique. En
conséquence, il y aurait un enfoncement de la Tunisie et
donc un déplacement vertical s’ajouterait au déplacement
horizontal de 50 mètres.
Il ne s’agit là bien sûr que d’hypothèses, mais si elles
s’avèrent exactes, on peut être sûrs que outre les monuments
déjà cités, la ville de Méninx devait au moins posséder un
port et des infrastructures liées à ce port.
Datation
Il est difficile d’envisager la datation d’une ville dont
les monuments ont été construits sur des intervalles
temporels de plusieurs siècles, voire de plus d’un
millénaire. D’après les descriptions et les rares images
dont nous disposons, tout ce que nous pouvons dire sur le
site archéologique de Méninx à Djerba est que ses monuments
semblent être tous romains.
Datation proposée :
an 250 avec un écart de 150 ans.