Le site archéologique d’El Mrabaa  

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page ont été collectées sur Internet.

La page du site Internet med-patrimonium décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Henchir el Mrabaa révèle également des traces d’occupation romaine et surtout son ingénieux système de gestion de l’eau : ce site présente les restes d’un vaste réseau de citernes et d'un système remarquable de collecte des eaux de pluie, témoignant d’une maîtrise avancée de la collecte et du stockage de l’eau, indispensable à l’irrigation et à la vie domestique dans cette région semi-aride. »


Commentaire de ce texte

Nous avons en fait obtenu très peu de renseignements sur ce site archéologiqu. Le texte ne parle que du système de collecte des eaux de pluie et non de l’existence d’un amphithéâtre romain (images de 7 à 9). Il est possible que celui-ci, de forme elliptique très allongée, ait aussi pu servir de cirque pour les courses de chevaux. Toujours est-il que la présence de ce cirque montre que l’agglomération devait être relativement importante, une importance qui n’apparaît pas dans les vestiges. On devrait avoir des restes d’un forum, de temples, d’arcs de triomphe. On n’en voit pas. Cela ne signifie pas qu’il n’y en a pas eu. Il est possible que le site n’ait pas été fouillé.

Cependant il reste les citernes (images de 2 à 9). Celles-ci recouvrent une surface importante. Certaines sont très endommagées , les voûtes ayant disparu (images 2 et 3). D’autres sont bien conservées (images 5 et 6). Par leur architecture – voûtes portées par des piliers rectangulaires (image 5), bâties avec des briques (image 6) – elles apparaissent nettement plus évoluées que les citernes de la Malga de Carthage. En conséquence, elles seraient plus tardives que ces dernières.

Par ailleurs, nous pensons, sans certitude avérée, qu’une sorte de « réchauffement climatique » – le mot est à la mode – s‘est produit au cours du premier millénaire, transformant en déserts de vastes territoires situés au Nord de l’Afrique. Auparavant, ces zones exploitées par les romains avaient permis d’alimenter Rome et les villes voisines et d’enrichir les villes du Maghreb. Les populations auraient essayé de retarder l’assèchement des sols en construisant des barrages, des aqueducs et des citernes. Mais, petit à petit, ces efforts seraient devenus vains. Nous pensons que cet assèchement progressif a commencé peu avant l’invasion des Vandales et se serait poursuivi durant les périodes byzantine et arabe. Il aurait d’ailleurs peut être contribué à créer les conditions de révoltes et d’invasions.


Datation envisagée

Pour l’amphithéâtre du site archéologique d’El Mrabaa : an 300 avec un écart de 100 ans.

Pour les citernes du site archéologique d’El Mrabaa : an 500 avec un écart de 100 ans.