Le site archéologique d’Ammaedara à Haïdra  

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page ont été recueillies sur Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Ammaedara ou Ad Medera, fondée au Ier siècle av. J.-C., est l'une des plus anciennes cités romaines d’Afrique ; elle est le siège de la Légion III Augusta à partir du règne d’Auguste, jusqu'à son déplacement pour raisons stratégiques vers Théveste (actuelle Tébessa en Algérie), à quarante kilomètres au Sud-Ouest, sous le règne de Vespasien. Des vétérans sont alors installés à Ammaedera, qui reçoit le statut de colonie
(Colonia Flauia Augusta Emerita Ammaedara) en 75. La création d'une colonie dans cette partie de l’Afrique proconsulaire permet de contrôler les routes passant sur les terrains de parcours des Musulames.

Devenant un nœud routier, traversé notamment par l'axe pénétrant reliant Carthage à Théveste, la cité se développe rapidement et se dote d'un grand nombre de monuments dont un arc de triomphe dédié à Septime Sévère. La présence d'un évêque est attestée en 256 d'après une liste conciliaire. En 411, lors de la conférence de Carthage, deux communautés rivales représentent Ammaedara, les catholiques et les donatistes, chacun des deux partis étant placé sous l'autorité de son propre évêque.

La cité connaît l’occupation vandale de 439 à 533, marquée par la présence d'un évêque des Vandales, inhumé dans la principale basilique, puis la reconquête byzantine, qui conduit à construire une forteresse. »

Remarque : Dans le texte ci-dessus, il est question des Musulames. Il ne faut pas confondre, par le biais d’une homonymie, les Musulames et les Musulmans. Ces derniers ont occupé la Tunisie plus de 5 siècles après les premiers. D'après Wikipedia : « Les Musulames sont une confédération de tribus berbères gétules, qui habitait les régions désertiques de ce qui est maintenant connu sous le nom de régions des Chotts, en Algérie et en Tunisie modernes, ainsi que dans la province romaine de Maurétanie césarienne, qui est annexée par l’Empire romain en 44. [...] »


Poursuivons la lecture du texte de Wikipédia :

« Monuments

L’arc de triomphe de Septime Sévère
(images 2, 3 et 4)

L’arc de triomphe dédié à Septime Sévère est très bien conservé grâce à une muraille construite à des fins défensives, sur ses faces antérieure et postérieure, durant l’époque byzantine.

L'arc est composé d'une arche d'environ six mètres d'ouverture reposant sur deux pieds-droits massifs. Chaque face est précédée de deux colonnes corinthiennes lisses, avec des chapiteaux à feuilles d’acanthe supportant un entablement dont l’architrave est finement décorée. La frise comporte un cartouche où est gravée la dédicace mentionnant que le monument a été achevé en 195.


Le théâtre (images 5 et 6)

Le théâtre se situe au sommet de la vallée qui domine l'oued Haïdra. Il a été partiellement dégagé et restauré en partie et maladroitement à partir de 1919. Avec un orchestra de 17,6 mètres de diamètre, il semble avoir des dimensions et des aménagements comparables à ceux du théâtre de Bulla Regia. »


Suite du texte de Wikipédia :

« Les mausolées (images de 7 à 12)

[...] Les mausolées les mieux conservés, au nombre de trois, diffèrent par la forme : un mausolée carré (non reproduit en images sur cette page) reposant sur un soubassement de trois degrés et entouré de pilastres cannelés ; un mausolée tétrastyle (images 10, 11 et 12) en excellent état, reposant sur un soubassement rectangulaire de quatre mètres sur cinq et semblable à la cella d'un temple précédée de quatre colonnes corinthiennes, le tout surmonté par un entablement simple composé d'une architrave et d'un fronton ; enfin un mausolée hexagonal (images 7, 8 et 9) reposant sur un soubassement de trois degrés et constitué de deux étages terminés chacun par une corniche. »

Remarque : le mot « tétrastyle » est dérivé du grec signifiant « quatre colonnes ».


Poursuivons la lecture du texte de Wikipédia :

« Le monument à auges (images 13, 14 et 15)

Le monument à auges, de forme rectangulaire de 17 mètres sur 22, est divisé en trois parties : une abside à l'est et trois petites salles à l'ouest. Au centre, se trouve la salle principale, à l'origine couverte de voûtes d’arêtes ; elle est formée de trois salles séparées par deux lignes, composées chacune de huit cuves en pierre et surmontée par deux arcades bien conservées séparant les salles. »

Le texte ne nous apprend pas ce que pouvait être ce monument à auges. Les images 16 et 17 semblent en partie correspondre à la description ci-dessus : il y a bien des voûtes d’arêtes mais pas d’alignement d’auges.

Bien que n’ayant pas de compétence en épigraphie, nous avons pu déchiffrer en partie le texte gravé sur la pierre de l’image 18. Il y serait mention d'Hadrien en qualité d’Auguste et « Pontifex Maximus » (« souverain pontife ») puis «  Pontem fecit per leg. III Aug. ». Traduction proposée : Le pont a été fait par la Légion III Augusta. On retrouve ce qui a été écrit au début du texte de Wikipédia.


Fin du texte de Wikipédia :

« La citadelle byzantine (images 19 à 24)

La citadelle byzantine, de 200 mètres sur 110, est composée d'une muraille flanquée de plusieurs tours. »


Datation envisagée
pour le site archéologique d’Ammaedara à Haïdra : an 300 avec un écart de 200 ans.

Remarque : cette datation concerne un ensemble de monuments dont la construction a pu s’effectuer sur plusieurs siècles. Pour la citadelle byzantine, nous proposons l’an 500 avec un écart de 100 ans.