Les basiliques chrétiennes d’Ammaedara à Haïdra 

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ces basiliques durant notre voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page sont extraites de galeries d’Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant le site archéologique d’Ammaedara nous apprend ceci :

« Basiliques

Monuments tardifs, les bâtiments chrétiens sont les premiers édifices repérés au milieu d'un site couvert de ruines : quatre basiliques et églises sont identifiées dès 1900 et d'autres depuis.


La basilique dite de Candidus est nommée d'après l'inscription en mosaïque découverte dans l'une des nefs. [...] Elle mesure environ 37 mètres sur 16 et comporte deux portes latérales. Elle comprend, à l'Est, une abside de 5,5 mètres sur 6, surélevée par rapport au sol, une nef avec deux colonnes de part et d'autre de l'entrée, un quadratum populi de seize mètres de long au centre (divisé en trois nefs par deux rangées de doubles colonnades et pavées de mosaïques) et trois pièces à l'Ouest, dont une centrale de forme carrée correspondant à une chapelle aux martyrs — l'accès se fait par trois marches encadrées de deux cippes — prolongée par une seconde abside. Au centre de la chapelle aux martyrs, se trouve un enclos entourant une mosaïque dont l 'inscription reproduit une dédicace à deux listes de noms de martyrs durant la persécution de Dioclétien.

La basilique dite de Melleus est la plus grande basilique du site. [...] Construite en matériaux de réemploi, elle forme un rectangle de quarante mètres sur quinze auquel on accède par trois portes ouvertes dans la façade principale. Elles donnent sur trois nefs séparées par des colonnes de type corinthien ; la nef centrale de 32 mètres de long, qui comporte onze travées, est plus large que les nefs latérales : 8 mètres pour 3,20 mètres pour les côtés ; elle comporte deux chœurs à ses extrémités occidentale et orientale et se poursuit par une abside voûtée à laquelle on accède par quatre marches. Des nombreuses épitaphes (au nombre de 139) sont retrouvées sur les dalles du sol de l'église. Elles comprennent deux épitaphes d’évêques, celle de Victorinus, évêque de l’époque vandale et celle de Melleus du VIe siècle. Deux autres épitaphes indiquent des tombes germaniques : celle d'Ildiger, vandale ou goth servant dans l’armée byzantine, et celle de Guitifrida (Witifrida), goth de l'armée byzantine, ou plus vraisemblablement une femme d'origine vandale, morte à l'âge de trente-deux ans (Guitifrida vixit annis XXXII).

La basilique de la citadelle, mesurant 23 mètres sur 13 mètres, est composée d'un vestibule qui donne accès par une porte centrale à trois nefs séparées par deux rangées de colonnades sur cinq travées, dont les deux dernières comportent un autel installé sur une estrade. La nef centrale se termine par une abside surélevée. »


Image 1 : Vue par satellite des restes d’un groupe de bâtiments à plan rectangulaire. Le drapeau rouge qui le désigne est ainsi légendé : basilique des martyrs ce qui correspondrait à la basilique de Candidus, décrite ci-dessus. Nous ne sommes cependant pas certains de cela : les diverses vues de cette page ont été prises à partir du logiciel Google Maps. C’est un logiciel assez libre et chacun peut ajouter des images. Ainsi nous avons pu constater des erreurs d’attribution.

Il en est de même pour l'image 2 : le texte de Wikipédia évoque « deux rangées de doubles colonnades ». Or nous ne voyons que des simples colonnades. Il est cependant possible que l’image ne représente qu’une partie de l’édifice.

Par contre, l'image 3 d’une maquette située dans le musée correspond à la description de Wikipédia (deux doubles colonnades, nef à trois vaisseaux). On a bien ici une basilique identique à celles que l’on peut voir un peu partout en Europe, particulièrement en Italie.

Nous pensons que l'image 4 est celle d’une basilique mais nous n’avons pas réussi à l’identifier.

La vue par satellite de l'image 5 est ainsi légendée : « Basilique byzantine ». Nous pensons qu’il s’agit de la « basilique dite de Melleus ». Les images suivantes de 6 à 9 feraient découvrir cette basilique.

Les deux dernières images 11 et 12 sont des pierres tombales qui devaient recouvrir le sol de l’une ou l’autre de ces basiliques. Les textes qui couvrent ces dalles sont de lecture difficile (du moins pour ceux d’entre nous qui n’ont pas de connaissance en épigraphie) car il y a des abréviations et peut-être une langue que nous ne connaissons pas. Remarquons la présence de deux croix sur celle de l'image 11. Une croix est inscrite dans un triangle tout en haut de l'image 12. Le triangle est le symbole de Tanit. Y aurait-il là une survivance du culte rendu à cette déesse ? Un trait horizontal est installé sut le sommet du triangle. Un peu comme si on avait là les fléaux d’une balance. Et de part et d’autre, sous les fléaux, deux lettres de l’alphabet grec A et (Ι ou Φ : on aurait préféré Ω).



Datation envisagée
pour les basiliques chrétiennes d’Ammaedara à Haïdra : an 500 avec un écart de 100 ans.