Le musée archéologique de Haïdra
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce musée archéologique durant notre voyage effectué
en Tunisie en 2025, c'est pourquoi les images de cette page
ont été collectées sur Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce musée
archéologique nous apprend ceci :
« Collections
Le musée possède des collections romaines, byzantines et
islamiques pour un total d'une quarantaine de pièces
archéologiques.
Salle romaine et byzantine : épitaphes ; stèles de défunts
; statue d'Innula Crepereia ; borne milliaire ; mosaïques
; objets utilitaires de bronze et de céramique. »
Commentaires
divers
Il faut reconnaître que le texte ci-dessus ne nous donne pas
beaucoup d’informations sur les pièces de ce musée.
Nous allons en étudier quelques unes :
Image 1 : Statue
funéraire en marbre d'Innula Crepereia, épouse d’un riche
notable d’Ammaedara, Titus Amanius Commodus (troisième quart
du IIe siècle après J.-C.).
Image 2 :
Architraves (datation ?).
Image 3 :
Chapiteau corinthien à feuilles d’acanthe.
Image 4 : Fenêtre
ou claustra.
Image 5 :
Mosaïque très endommagée dressée contre un mur. Apparemment
sans intérêt … mais ...
Image 6. Détail de
la mosaïque de l'image 5
: Coin supérieur à l’extrême gauche. On distingue en bas à
gauche, un dauphin, puis un poisson. En bas et à droite, le
dessus d’un mat de navire avec les drisses pour suspendre la
voile. En haut de l’image, une scène un peu bizarre que nous
n’avons pas pu identifier au premier abord … mais …
Image 7 : Nous
avons fait pivoter à 180° l’image précédente et nous voyons
apparaître les profils de deux hommes. L’un d’entre eux,
interrogatif est assis dans une barque légère.
Image 8 : On est
toujours sur la mosaïque de l'image
5. La scène se situe presque au milieu du panneau.
On peut voir, dans la partie supérieure, les restes de mat
de bateau. Et dans la partie inférieure, le buste d’un
homme. Au-dessous de lui, les restes du bateau. Mais ce qui
nous intéresse, c’est le personnage aux deux tiers effacé
derrière le premier. Il est debout, les jambes jointes, les
bras ramenés derrière lui. Ce personnage est Ulysse, attaché
au mat du bateau qui est soumis au chant des sirènes.
Image 9 : Autre
détail de la mosaïque de l'image
5. On est
toujours dans une scène marine dans laquelle nagent des
poissons. On s’attendrait à voir des sirènes mais on a ici
un amour ailé.
Image 10 : Autre
détail de la mosaïque de l'image
5. De
nouveau une scène marine avec des poissons et, peut-être, un
personnage visible à l’envers.
Image 11 :
Couvercle de sarcophage chrétien décoré d’une mosaïque. On y
voit un chrisme dans sa forme presque achevée : croix à 6
branches formée par la superposition du khi et du rhô à
laquelle ont été ajoutés l’alpha et l’oméga. L’épitaphe
contient la formule « IN PACE ». Si nous ne nous trompons
pas, la sépulture serait celle d’un enfant de dix ans. Le
cadre est formé d’un entrelacs de corde, motif que l’on
retrouve toujours comme cadre dans des chancels du IXe
siècle. Cette mosaïque pourrait dater du VIe
siècle.
Image 12 :
Couvercle de sarcophage décoré d’une mosaïque. On a toujours
un chrisme dans sa forme presque achevée : croix à 6
branches formée par la superposition du khi et du rhô. Mais
on ne reconnaît pas l’alpha et l’oméga. L’épitaphe contient
toujours la formule « IN PACE ». En dessous de l’épitaphe,
un canthare a été représenté. Le cadre est différent du
précédent. Cette mosaïque pourrait être antérieure à la
précédente.
Image 13 :
Couvercle de sarcophage décoré d’une mosaïque. Le chrisme
est ici aussi présent, de même que l’épitaphe contenant la
formule « IN PACE ». Comme pour la mosaïque de l'image
11, le cadre est formé d’un entrelacs de corde.
Cette mosaïque pourrait dater du VIe siècle.
Image 14 : Bloc de
pierre taillée (peut-être un linteau de porte) sur lequel
est gravée une croix latine.
Image 15 : Bloc de
pierre taillée (peut-être un linteau de porte) sur lequel
est gravé un chrisme. Celui-ci pourrait être une forme
intermédiaire du chrisme : la croix est à quatre branches et
non six. Mais il y a les symboles de l’alpha et de l’oméga.
Datation envisagée pour
les pièces déposées au musée archéologique de Haïdra : an
300 avec un écart de 100 ans.