Le site archéologique de Pupput à Hammamet  

• Afrique du Nord    • Article précédent    • Article suivant   


Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page ont été recueillies sur Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant le site archéologique de Pupput nous apprend ceci (extraits) :

« Histoire de la ville d’Hammamet

À l’époque punique, la région ne tarde pas à devenir l'une des parties les plus fertiles du domaine agricole carthaginois. Avec la domination romaine, apparaît une agglomération urbaine : Pupput. Sous les Romains, elle connaît un développement remarquable : de simple
vicus, elle accède au rang de colonie honoraire (Colonia Aurelia Commoda) sous le règne de l'empereur Commode entre 185 et 192 (dans le cadre de la romanisation de l’Afrique).  [...]

Elle serait redevenue vicus dans l’Antiquité tardive, le siège épiscopal étant signalé dans les listes d’évêques de 411 (donatiste et catholique), 484, 525 et 646.

Après les périodes vandale et byzantine, la région, comme l'ensemble de la Tunisie, passe sous domination arabe à la fin du VIIe siècle. Le centre urbain se déplace alors plus au nord-est, où est fondée la ville d’Hammamet, auprès des thermes (comme son nom l'indique), à l'emplacement de la médina.

En 678, avec la conquête arabe du cap Bon, Pupput est passée sous silence par les sources arabes : la cité désaffectée tombe en ruines car les Arabes, pour des considérations d'ordre géostratégique, lui préfèrent le site de l'actuelle médina sur un petit cap au nord de Pupput.

Le nom arabe d'Hammamet est mentionné pour la première fois par le géographe arabe Al-Idrissi au XIIe siècle dans un ouvrage qu'il aurait composé vers 1154 sur ordre du roi normand Roger II de Sicile. Il la présente comme un fort ou château (ksar) : “Au cap d'El Hammamat, se trouve un château édifié sur un promontoire qui s'avance dans la mer à environ un mille”. Ce fort, dont la construction remonterait aux années 893-914, fait partie d'une série de ribats similaires ayant pour rôle de défendre le littoral des razzias. Il est probable qu'Hammamet aurait servi d'avant-poste littoral jusqu'en 1186-1187, date à laquelle la ville est détruite impitoyablement par les Banu Ghaniya venus des îles Baléares. La ville comprenait un important marché d’esclaves, essentiellement chrétiens.

Une agglomération urbaine se développe autour de ce fort, avec la fondation d'une partie de la mosquée au XIIe siècle, à une époque critique de l'histoire de l’Ifriqia, marquée par l'invasion normande, l'invasion hilalienne et l'effondrement de l'État ziride. À partir du XIIIe siècle, il ne s'agit plus d'un fort mais d'une ville. Un voyageur marocain parle, en 1289, de la petite ville d'Hammamet et de ses remparts blanchis à la chaux. Sous les Hafsides, on s'empresse de construire les remparts de la ville — qui auraient été achevés vers le milieu du XIIIe siècle — pour renforcer l'armature défensive du littoral. On ordonne par ailleurs d'achever la construction de la Grande Mosquée d'Hammamet. Les deux monuments, comme tant d'autres, sont construits en matériaux prélevés sur les sites antiques romains des environs. La ville prend alors une certaine importance et devient le lieu de résidence du cadi. [...]

Vestiges de Pupput

Les sites archéologiques sont localisés dans la zone touristique d'Hammamet Sud.


Les auteurs du XIXe siècle mentionnent la présence d'installations hydrauliques (dont un aqueduc venant de l'oued el-Faouara, vers Siagu), d'un capitole, d’un théâtre et d’un amphithéâtre. Ce dernier a été redécouvert lors de fouilles d'urgence, mais de nombreux vestiges ont disparu, entre autres en raison de l'importante urbanisation de la zone.

Parmi les vestiges sauvegardés par l’Institut national du patrimoine depuis les années 1960, figurent des adductions d'eau, des réservoirs, des demeures et d'autres édifices, pavés en général de mosaïques, mais surtout des thermes romains. La découverte, à 300 mètres du site des habitations de Pupput, de la plus grande nécropole romaine d'Afrique pallie la rareté des textes et éclaire d'un jour nouveau le passé de la cité. »


Les images de cette page permettent d’avoir une petite idée de ce que devait être Hammamet au temps des romains. Nous n’avons cependant pas de décor particulièrement caractéristique. Hormis peut-être les images 11 et 12 qui seraient celles d’un même objet, énigmatique.



Datation envisagée
pour le site archéologique de Pupput à Hammamet : an 300 avec un écart de 100 ans.