Le site archéologique de Cillium à Kassérine
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce site archéologique durant notre voyage effectué
en Tunisie en 2025. Les images de cette page proviennent de
galeries d’Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site
archéologique nous apprend ceci :
« Histoire
Antiquité
Kassérine compte parmi les rares villes anciennes qui doit
sa célébrité au rôle stratégique, politique et économique
qu'elle a joué dans l’Antiquité.
Connue
sous le nom de Cillium ou de Scilli sous l’Empire romain,
la cité est édifiée vers l'an 80 sous le règne de
l'empereur Vespasien, fondateur de la dynastie des
Flaviens. Depuis, elle a su conserver en son sein quelques
vestiges qui témoignent du développement et de la
stabilité qu'elle a connus aux époques romaine puis
byzantine.
Les
principaux sites historiques qui datent de ces périodes
sont un forum, un arc de triomphe bâti en l'honneur de
l’empereur romain Septime Sévère, un capitole, un théâtre,
plusieurs maisons, une église paléochrétienne, un fort
byzantin ainsi que deux mausolées, le mausolée des Flavii
et le mausolée des Petronii. […]
Moyen-Âge
Au Ve siècle, Kassérine est le lieu de
prédilection de saint Augustin. Celui-ci y fait construire
un monastère, où le gouverneur Solomon trouve la mort en
544, après la désastreuse bataille de Cillium contre le
chef berbère Antalas. Solomon avait succédé à Bélisaire
dans le gouvernement de l'Afrique sous l’Empire byzantin,
avant d'être titré Patrice, et a joué un rôle important
dans les guerres contre les Vandales et les rebelles
berbères.
Les sources et les historiens ne mentionnent aucun fait,
ni évènement relatif aux périodes qui suivent la conquête
islamique, la ville ayant été occultée à partir de la fin
de l'ère byzantine. »
Nous n’avons pas d’autre renseignement sur ce site
archéologique (hormis la description des deux mausolées
examinée un peu plus loin sur cette page).
Faute d’explication, il ne nous est pas possible
d’identifier les constructions des
images 1, 2 et 3. L'image
4 est celle d’une porte monumentale, probablement
celle qui serait dédiée par Q. Manilius Félix à la Colonia
Cillitana et réparée sous Constantin.
L‘arc de triomphe, bâti en l'honneur de l’empereur romain
Septime Sévère, est représenté sur les images
5 et 6.
Le
théâtre (images
7, 8 et 9)
Les diverses vues représentant ce théâtre montrent un
ouvrage apparemment bien conservé. Nous sommes cependant un
peu suspicieux. Comment se fait-il qu’il y ait un si beau
théâtre alors que les autres monuments, hormis le mausolée
des Flavii et l’arc de triomphe, sont réduits à l’état de
ruines informes ? Nous pensons que ce théâtre a fait l’objet
d’une restauration, en vue d’être utilisé pour des
spectacles.
Image
10 : Sarcophage. Ce modèle de sarcophage, à deux
absides semi-circulaires opposées, a été rencontré à
plusieurs reprises en Tunisie. Quelle est sa datation ?
Le mausolée des Flavii
(images 11, 12 et 13)
On reprend la page de Wikipédia décrivant Kassérine : « Le mausolée des Flavii
est construit au milieu du IIe siècle par Titus
Flavius Secundus en l'honneur et à la mémoire de son père
; il témoigne aussi de sa pietas. Les Flavii sont la
famille d'un vétéran établi à Cillium, une cité devenue
prospère grâce à la culture viticole pratiquée dans les
environs et à la création de canaux d'irrigation. Le
mausolée est constitué de trois étages en un mélange de
styles architecturaux punique, hellénistique et libyen.
L’épigraphe est quant à elle d'une grande importance
puisqu’y figure un long poème en vers latin et des prières
grecques traitant de l'incertitude de la vie après la mort
et des certitudes à propos de la fonction de ce bâtiment.
La lecture de ces vers n'est pas aisée, d'où la difficulté
de leur traduction : “La vie est bien courte et ses
moments s'enfuient, nos jours arrachés passent comme une
heure brève, nos corps mortels sont attirés au fond des
terres élyséennes par Lachésis la malveillante acharnée à
couper l'écheveau de nos vies. Voici pourtant qu'a été
inventée l'image, procédé séduisant ; grâce à elle, les
êtres sont prolongés pour la suite du temps, car la
mémoire, rendue moins éphémère, les recueille et garde en
elle bien des souvenirs : les inscriptions sont faites
pour que perdurent les années. [...] Qui
pourrait désormais s'arrêter là sans ressentir de vertueux
élans, qui n'admirerait ce chef-d'œuvre, qui, en voyant
cette profusion de richesses, ne resterait confondu devant
les immenses ressources qui permettent de lancer ce
monument dans les souffles de l’éther.” [...] »
Le mausolée des Petronii
(images 14 et 15)
Toujours grâce à la page de Wikipédia, on a la description
suivante : « Le mausolée des Petronii est
construit vers 230 à la mémoire de la famille Petronii par
M. Petronius Fortunatus, un vétéran né en 155, centurion
dans treize légions, dont la III Gallica, la III Augusta
et la II Parthica, qui participa sans doute à la campagne
orientale de Septime Sévère en 199. Les inscriptions sur
le mausolée font connaître le centurion et retrace sa
carrière militaire entre 175 et 220, date à laquelle il
reçoit son honesta missio,
un diplôme délivré aux soldats qui atteste la fin de leur
service. Le mausolée est qualifié de memoria
; c'est surtout à la période chrétienne que le terme est
utilisé dans ce sens. Certains proposent de le traduire
par “mémorial”,
à tort, car ce mot désigne un cénotaphe vide de tout
corps. Il ne subsiste de nos jours que deux pans de murs.
Ses dimensions et les restes de son décor architectural
permettent de supposer qu'il offrait une composition
architecturale comparable au mausolée des Flavii.
[...] »
Remarque :
nous ne sommes pas certains que les images
14 et 15 soient celles de ce monument. [...]
Datation
envisagée pour le site archéologique de Cillium à
Kassérine : an 200 avec un écart de 150 ans.