Le musée de Néapolis à Nabeul 

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce musée durant notre voyage effectué en Tunisie en avril 2025, c'est pourquoi les images de cette page sont extraites de galeries d’Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce musée nous apprend ceci :

« Le musée de Nabeul est un musée archéologique tunisien situé dans la ville de Nabeul, dont le but est de rassembler quelques-uns des objets découverts lors des fouilles ayant eu lieu sur divers sites du cap Bon. Le musée abrite certaines des pièces emblématiques du très important sanctuaire phénico-punique de Thinissut, ainsi que des mosaïques issues de la Maison des Nymphes de Néapolis.

Collections

Les collections proviennent, pour la plupart, du site antique de Néapolis mais des pièces appartenant à d'autres sites archéologiques du cap Bon, comme Kerkouane et Thinissut, se trouvent également dans le musée
. [...]

De nombreuses mosaïques exposées au musée sont issues des fouilles réalisées à Néapolis et surtout la très riche Maison des Nymphes, fouillée à partir de 1965 par Jean- Pierre Darmon. Presque toutes les mosaïques concernent la mythologie et certaines sont de “véritables chefs-d'œuvre”. La thématique générale est le mariage et la création d'une maison. »


Image 2. Quatre statues puniques : deux sphinges encadrant deux statues léontocéphales. Nous voyons dans ces représentations une influence égyptienne (sphinx, statues à tête de lion) sans pour autant qu’il y ait eu influence de l’esthétique égyptienne.

Image 3 : Statue féminine au polos (polos : couronne antique, attribut divin).

Image 4 : Stèle votive punique. On y voit le signe de Tanit ainsi qu’un autel portant un feu et un bélier. La stèle porte aussi une épitaphe en caractères latins (peut-être un ajout ultérieur).

Image 5 : Stèle funéraire romaine.

Image 6 : Statue d’un officier romain (Empereur ? César ?). Sur la cuirasse sont représentées deux têtes d’aigles.


Image 7. Mosaïque du cordonnier en provenance du site de Kélibia : elle porte une inscription « Cordonnier, pas plus haut que la semelle ».

Image 8 : Affrontement de deux coqs.

Image 9 : Deux paons de part et d’autre d’un canthare. Mosaïque provenant de Kélibia. C’est la scène désormais classique des « oiseaux au canthare ».

Image 10. Selon le site Internet décrivant le musée : « Deux coqs laissant échapper de leur bec des pièces d'or : la représentation visait à attirer la prospérité dans la maison et avait un but apotropaïque ; la mosaïque est datée de la première moitié du IVe siècle. ». Nous pensons que la symbolique des « oiseaux au canthare » a influencé la représentation.

Image 11 : Même thème que précédemment : coqs et pièces d'or. On remarque en haut de la scène la présence de trois grappes de raisin, symboles des fruits de l’arbre de vie.

Image 12 : Femelle léopard s’attaquant à un vase. On pourrait penser qu’il s’agit là d’une œuvre purement descriptive, une scène analogue à celles que l’on voit à la télévision dans les reportages sur la vie animale. Sauf que dans ces reportages, les léopards ne s’attaquent pas à des vases à côté d’autels portant une grande coupe. Nous pensons qu’un symbolisme doit être attaché à cette scène. Nous ne savons pas lequel.


À la différence de ce qui est écrit ci-dessus dans le texte de Wikipédia, nous ne pensons pas que la plupart des scènes exposées dans les images ci-dessous soient en rapport avec la « thématique du mariage et de la création d'une maison. »

Image 13. Selon le site Internet décrivant le musée : « Ambassade de Chrysès ou Chrysès suppliant Agamemnon de lui rendre sa fille captive : elle représente l'offrande des cadeaux de mariage ; la mosaïque a aussi été interprétée comme une représentation de Priam aux pieds d’Achille réclamant le corps d’Hector. ». Cette scène, selon nous allégorique, pourrait symboliser la soumission, avec remise de cadeaux, d’une famille ou d’un peuple à un membre de la famille du propriétaire de la maison.

Image 14. Selon le site Internet décrivant le musée : « Noces de Bellérophon et de Philonoé, un thème qui n'était pas connu en mosaïque même si l’iconographie est connue : la représentation actualise le thème, peut-être sous l'influence du théâtre. » (Remarque : nous ne sommes pas certains de l’attribution de cette légende).

Image 15. Selon le site Internet décrivant le musée : « Amymone repoussant un satyre, une mosaïque de taille modeste évoquant la scène dans un décor alexandrin. ». Nous remarquons à gauche de la représentation un autel portant une grande coupe, et, à droite, une tige portant de longues feuilles. Nous avons déjà vu cela dans l'image 12 (léopard s’attaquant à un vase). Les deux scènes pourtant fort différentes pourraient être en lien dans un même symbolisme.

Image 16. Selon le site Internet décrivant le musée : « Philoctète blessé a donné lieu à diverses interprétations : Philoctète est à Lemnos et reçoit une ambassade avec Ulysse, Diomède et Néoptolème ; la tête a été perdue alors que la nymphe Chrysès se trouve à gauche ; la représentation est à peu près perdue si ce n'est une épaule. ». Autre interprétation : Philoctète reçoit une ambassade grecque venue récupérer l’arc d’Hercule et « trembler ». Peut-être le même type d’allégorie que celle de l'image 13 ?

Image 17. Selon le site Internet décrivant le musée : « Bains des nymphes : trois nymphes sont présentes avec la naissance de la source Hippocrène sous le sabot de Pégase, malheureusement abîmé. ». On retrouve la même rhétorique en lien avec la marche du soleil : Pégase est le cheval qui transporte le soleil et l’enfonce dans l’eau de la mer. Les nymphes sont les divinités marines qui prennent le relais.

Image 18 : Nous ne connaissons pas le thème de cette représentation.


Mosaïque marine provenant de Sidi el-Mahersi (images de 19 à 24)

Image 19 : Vue de la totalité de la salle où l’on identifie trois panneaux de mosaïque. À remarquer que très probablement, on a voulu effectuer dans cette salle une reconstitution des sols fouillés à l’origine. C’est pour cela que l’on voit à droite les restes d’un bassin. Par contre, les panneaux dressés verticalement portent des mosaïques de sol. La reconstitution ne serait donc pas tout à fait exacte. Il semblerait cependant que l’ensemble proviendrait d’un pavement unique et homogène.

Image 20 : Détail du panneau de gauche. Fragment de mosaïque représentant Amphitrite chevauchant un cheval marin. Nous avons eu l’occasion de voir une représentation analogue dans la maison d’Amphitrite à Bulla Regia. Neptune est souvent présent aux cotés d’Amphitrite. Ce n’est pas le cas ici mais ce l’était peut être à l’origine, le panneau de mosaïque ayant été déplacé dans ce musée. Sont souvent aussi présents des poissons, des dauphins et des amours pêcheurs. Et c’est ce que nous voyons dans le panneau suivant.

Image 21 : Panneau du milieu.

Image 22 : Détail du panneau du milieu. Scène marine avec des poissons et des bambins nus pêchant au filet ou à la ligne. Bien que dépourvus d’ailes (souvent représentées sur des scènes analogues), ces enfants nus sont des amours, êtres extraordinaires associés à la vie.

Image 23. Détail du panneau du milieu : nous pensons que cette scène relève plus de l’intimité familiale que du symbolisme. Nous y voyons, sur une barque (voir image précédente) conduite par un amour deux personnages qui, eux, sont habillés, semblant danser. Celui de gauche a les traits d’un adolescent ou d’un homme jeune. Le personnage de droite est quant à lui une femme adulte. Nous ignorons la nature de l’objet qu’elle tient. Nous pensons que cette scène représente le couple des propriétaires emporté dans la barque de la vie. Si la femme tourne son regard avec un peu d’effroi vers l’amour, symbole certes de vie, mais aussi de mort, l’homme quant à lui reste indifférent et cherche à danser, à profiter des plaisirs de la vie.

Image 24 : Panneau de droite. Au premier plan, on peut voir les restes d’un bassin. Au second plan, sur la paroi, a été placée la mosaïque des coqs et des pièces d’or de l'image 10. Là encore, nous décelons dans cette représentation une sensibilité épicurienne, la recherche d’un plaisir modéré (produit par l’enrichissement) et l’absence de crainte de la mort .



Datation envisagée
pour les mosaïques déposées au musée de Néapolis à Nabeul, provenant pour la plupart de la Maison des Nymphes : an 325 avec un écart de 50 ans.