Le site archéologique de Thyna près de Sfax
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en
Tunisie en 2025. Les images de cette page ont été collectées
sur Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site
archéologique nous apprend ceci (extraits) :
« Thaenae (latin) ou Thyna (néo-punique)
est un site archéologique tunisien situé sur la côte, à
douze kilomètres environ au sud de la ville de Sfax, à la
périphérie de la ville actuelle de Thyna .
Histoire
Plusieurs sources littéraires situent la ville avec
précision. Selon Pline l’Ancien, Thaenae marque la
séparation entre Africa vetus et
Africa nova
; elle occupe selon Strabon le début du golfe de la Petite
Syrte.
Sous
Hadrien ou Antonin le Pieux, elle est élevée au rang de
colonie avec, selon une source épigraphique datant de 321,
le nom de Coloniae Aeliae Augustae Mercurialis
Thaenit(anorum). La
ville connaît son apogée durant le IIe siècle
et le IIIe siècle.
Thaenae
est auparavant un comptoir phénicien dont, selon la
monnaie punique de la ville, le nom était Tainat. Elle est
une zone frontalière du dernier territoire conservé par
Carthage au moment de la troisième guerre punique.
Elle passe dans les mains des Numides après la chute de
Carthage puis sous la domination romaine en 45 av. J.-C.
Son apogée se situe sous l’Empire romain et dure jusqu'au
Ve siècle.
Fouilles
[...] Les
fouilles archéologiques menées sur le site mettent en
évidence une transformation importante de son paysage
urbain durant l’Antiquité tardive. La ville se dote à
partir de la première moitié du IVe siècle
d'une enceinte plus étendue que son rempart du
Haut-Empire, englobant une partie des nécropoles et de ses
faubourgs. Des préoccupations d'ordre sécuritaire ne
seraient peut-être pas à l'origine de ces transformations,
mais seraient plutôt le signe d'une importance nouvelle de
la ville dans les échanges économiques de la Byzacène
méridionale.
Vestiges
À l'intérieur des murs de l'enceinte, les seules ruines
visibles sont :
• un aqueduc ;
• des établissements
thermaux dont :
• les grands
thermes ou thermes d'Arion, partiellement dégagés en 1904,
appelés ainsi en raison de la découverte d'un pavement de
mosaïque représentant Arion de
Méthymme assis sur un dauphin ;
• les thermes
d’Esculape tirant leur nom de la statue acéphale
d'Esculape retrouvée sur place ;
• les thermes des
pugilistes dénommés ainsi d'après une mosaïque
représentant deux pugilistes au combat ;
• les thermes des Mois ;
• le théâtre au sud-est
de la ville ;
• l'amphithéâtre à
l'ouest de la ville extra muros, à moitié adossé et à
moitié construit, avec une arène mesurant 42 mètres sur
29,50 mètres ;
• le cirque de
petite taille situé au nord de la ville ;
• des sanctuaires
dédiés à Esculape, Minerve et Vénus ainsi qu'un temple
dédié à Cérès;
• plusieurs maisons
partiellement dégagées dont la maison dite de Dionysos.
En
plus des pavements de mosaïques retrouvés dans les
différents établissements et maisons, de nombreuses
fresques recouvrant les murs des bâtiments ont été
retrouvées dont l'une, conservée au musée national du
Bardo, représente Dionysos nu sous les traits d'un
adolescent, monté sur une panthère et entouré de
Bacchantes et de masques de théâtre. »
Nous ne pouvons rien dire de plus hormis l’insertion de
quelques images. On devine que les images
1 et 2 sont celles de l’amphithéâtre et que les images 7 et 8 concernent
les bains. Mais nous ignorons quel était l’usage de la
construction visible sur l'image
6. Pour
ce qui est de la mosaïque de l'image
9, nous
pensons qu’elle devait recouvrir une tombe chrétienne
(présence d’un motif répétitif d’une croix pattée ;
évocation d’un certain Mindulthus qui aurait vécu 20 ans.)
Datation envisagée pour le site archéologique de
Thyna près de Sfax : an 250 avec un écart de 100 ans.