Le site archéologique de Thala
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce site archéologique durant notre voyage effectué
en Tunisie en 2025. Les images de cette page sont extraites
de galeries d’images d’Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site
archéologique nous apprend ceci :
« Histoire antique
La ville est liée au royaume massyle avec les rois
Massinissa, Jugurtha ou Micipsa. Elle est prise par
Quintus Carcilius Metellus Numidicus en 108 av. J.-C.
Tibère décide de créer une route reliant Ammaedara
(Haïdra) à Tacape (Gabès), ce qui détourne les flux des
espaces des tribus berbères. Une révolte a lieu derrière
Tacfarinas et, avec sa défaite, la région est soumise à
Rome. Les divinités punique Tanit, Carlestis, Pluton et
Saturne avaient leur sanctuaire dans la cité. La ville
devient municipe à la fin du IIe ou au début du
IIIe siècle ou dans le cours du IIIe
siècle. En 209-210, c'est un élément fortifié dépendant
d'Ammaedara.
Aucun témoignage du christianisme n'est antérieur au Ve
siècle, où le nom de l’évêque Urbanus est cité comme
donatiste pour la conférence de Carthage de 411. Un autre
évêque est connu par un élément épigraphique,
Faustinianus. Durant l’époque byzantine , le site est
important dans l'organisation militaire de la région mise
en place par Justinien.
Description des vestiges
Cité importante tant dans les sources que dans l'histoire
de la région, Thala a conservé peu de vestiges car la
ville contemporaine s'est installée à son emplacement. Les
vestiges conservés permettent d'évoquer les différentes
étapes de l'histoire de la ville
Vestiges conservés
Des
sépultures mégalithiques sont conservées à la sortie de la
ville. De l'époque romaine sont conservés une nécropole et
un mausolée, dans un quartier moderne. Le mausolée,
"complètement occulté par les constructions", mesure 3,30
m sur 4,20 m, les murs étant larges de 0,50 m. Il
comportait deux étages.
Une place dallée est conservée partiellement, peut-être
liée au forum, avec une église datée du Ve
siècle. L'église a utilisé le forum ou un temple à cour.
La mensa (pierre
horizontale de l’autel dans une église) est au musée
national du Bardo. L'église mesurant 25 m sur 13 m et
était accessible par le côté. Une séparation entre la nef
et les bas-côtés est réalisée au moyen de réemploi de
pierres tombales païennes. Certains murs réutilisés
étaient en grand appareil alors que d'autres étaient en
moellons. L'ouverture de l'édifice a changé au cours de
son histoire. Le quadratum populi comprenait
trois nefs ou six travées, avec une abside semi-circulaire
et deux sacristies.
Les
fouilles de l'édifice ont démontré que l'église occupait
l'espace d'un temple consacré à Saturne et ont livré un
bétyle (pierre sacrée non sculptée, ayant parfois une
simple forme géométrique, faisant l'objet de vénération),
et d'autres vestiges tant architecturaux que des stèles.
L'édifice comportait deux chœurs ou absides, l'un des
espaces étant liturgique et l'autre étant consacré aux
saints ou aux martyrs. Une table d’autel circulaire
mentionnant les saints Laurent, Sixte et Hippolyte a été
retrouvée, témoignant peut-être de la conservation de
reliques sur le site. L'artefact, daté du Ve ou
du VIe siècle, est conservé au musée
archéologique de Sbeïtla. L'emplacement de l'autel a été
reconnu. Les fouilleurs ont retrouvé des fragments de
ciborium ainsi
que des tombes.
Les alentours de la ville conservent des vestiges
fortifiés byzantins, en particulier dans le nord de la
ville sur la route d’Ammaedara.
Églises disparues
Une
église fouillée en 1898, mais depuis disparue, comportait
des éléments provenant d'un sanctuaire à Saturne.
Une autre église d'époque byzantine a été identifiée au
sud de la ville au XIXe siècle ; l'édifice
était doté de mosaïques dans la nef et les bas-côtés.
Certaines mosaïques en provenant sont conservées au musée
national du Bardo : la dédicace, une inscription
funéraire, et des symboles chrétiens. Le plan levé par
Eugène Sadoux a été publié par Paul Gauckler en 1913.
L'édifice a connu des modifications. Dans son premier
état, il faisait 29 m sur 13,80 m en opus africanum.
Des mosaïques étaient présentes dont la dédicace d'un
certain Zanccarius. Dans le quadratum populi,
il y avait trois nefs et neufs travées. L'édifice était
pourvu d'une abside semi-circulaire ainsi que de deux
sacristies. Dans un second temps, l'édifice est réduit et
mesure seulement 12,70 m sur 10,60 m, une partie des
anciens murs étant conservée. Le quadratum populi
mesurait 9,60 m sur 9,60 m, avec trois nefs et quatre
travées. L'abside était polygonale. Ce dernier état n'a pu
être daté. »
Les images ci-dessous sont difficiles à interpréter. Par
ailleurs, les explications ci-dessus sont insuffisamment
claires. Il faudrait disposer des plans de fouilles qui
existent probablement. Retenons cependant que ce texte
mentionne l’existence de deux églises et donne de ces
églises une description un peu sommaire certes, mais qui
peut être complétée par des recherches ultérieures. Ces deux
églises s’ajoutent aux autres étudiées dans les pages
précédentes. Avant d’effectuer nos recherches sur la
Tunisie, nous ne pensions pas découvrir un nombre aussi
important d’églises.
Datation envisagée pour le site archéologique de
Thala : an 350 avec un écart de 50 ans.