Le site archéologique d’Ala Miliaria  

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La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Les vestiges d'un camp militaire important, le second d'Afrique après celui de la légion à Lambèse, ont été fouillés au XIXe siècle. Ce camp, nommé Ala Miliaria, faisait partie du système défensif romain édifié au sud de la Maurétanie Césarienne, à la fin du IIe ou au tout début du IIIe siècle, sous le règne de l'empereur Septime Sévère. Abandonné par la troupe à une date antérieure au début du Ve siècle, le camp et ses abords sont réemployés à usage civil, et notamment les Principia transformées en une basilique chrétienne à trois nefs et abside. Cette basilique était donatiste au début du Ve siècle, puisque l'on y a trouvé la seule épitaphe connue et la tombe d'une martyre donatiste, la religieuse Robba, morte en 434. Les ruines de la basilique ont disparu sous les labours. »

Ce texte est le résumé d’un autre texte nettement plus important accessible par Internet intitulé « Histoire et culture de patrimoine d’Aïn Kermes ». Nous conseillons la lecture de ce texte qui apporte des détails intéressants. Nous avons ainsi appris que le site d’Ala Miliaria était occupé par une garnison militaire qui faisait partie d’une sorte de limes permettant de séparer les régions de l’Est de la Maurétanie Césarienne proches de la Méditerranée des zones montagneuses situées au Sud. Ces zones montagneuses devaient être occupées par des populations berbères. Ce limes était jalonné de camps militaires romains avec alternance de garnisons : garnisons principalement constituées de cavaliers appelées alae et garnisons principalement constituées d'hommes à pied.

Autre information qui nous a été donnée. On sait que le Maghreb a été conquis par les Vandales aux alentours de l’an 440. Mais les Vandales ne seraient pas restés dans l’Ouest du Maghreb. Ils se seraient implantés dans l’Est, en Tunisie et dans l’Est de l’Algérie. L’hérésie donatiste se serait implantée dans cette région de l’Ouest de l’Algérie et aurait eu ses martyrs donatistes dont la religieuse Robba citée ci-dessus.

Les images 1 et 2 de ce site archéologique ne sont pas du tout révélatrices. Par contre, le plan de l'image 3 Plan de la basilique chrétienne Ala Miliaria, d’après S. Gsell. Les chiffres rajoutés localisent les inhumations successives des membres du clergé. ») daté de la fin du XIXe siècle est riche d’informations.

L’église est entourée d’une muraille à plan carré qui devait servir de fortification. Sa nef est à trois vaisseaux, le vaisseau principal étant 2,5 fois plus large qu’un vaisseau latéral. Ce vaisseau principal devait être porté par des colonnes cylindriques. Dans son ensemble, l’église est inscrite dans un rectangle. Côté intérieur, il y a une abside semi-circulaire. Les tombes de prêtres ou d’évêques sont situées principalement contre cette abside et à l’extérieur. L’église est orientée Nord-Nord-Est.

Datation envisagée pour cette basilique : an 375 avec un écart de 50 ans.



Datation envisagée
pour le site archéologique d’Ala Miliaria : an 275 avec un écart de 50 ans.