Le musée national des antiquités et des arts islamiques d’Alger
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce musée nous apprend ceci (extraits) :
«
Répartition des
collections du musée
Le musée des antiquités et des arts islamiques comprend
différentes collections très riches d'œuvres d'art
provenant de civilisations, de cultures et d'époques
variées. Il est composé de deux pavillons, un pavillon
consacré aux antiquités et un autre consacré aux arts
islamiques.
Le pavillon des antiquités, dont la collection remonte à
1835, regroupe sculptures, mosaïques, bronzes et
céramiques découverts sur les sites archéologiques
d'Algérie.
Le pavillon des arts de l'islam, dont le fonds initial
remonte à 1846, est constitué essentiellement d'objets et
pièces découverts sur les sites archéologiques d'Algérie.
On y trouve aussi une riche collection de pièces de
monnaie, de manuscrits, de tapis et broderies, de
céramiques et de travaux sur bois qui viennent de
l’Algérie, et d'ailleurs comme la Tunisie, l’Espagne, le
Maroc et le Proche-Orient. [...] »
Image 2 : «
Bas-relief en marbre de l’antiquité, connu par la
communauté des archéologues sous le nom de “Bas-relief
d’Alger” car il signifie la reconstruction du temple de
Mars Ultor sur le forum d’Auguste à Rome. Plus
précisément, on croit qu’il montre un groupe de tros
statues cultuelles d’un temple : de gauche à droite, Vénus
Genitrix (avec Cupidon,) Mars Ultor, et Divus Julius
(Jules César déifié). D’un autre point de vue, certains
croient, qu'au lieu de Divus Julis, le bas-relief présente
un des princes de la maison d’Auguste, différemment ainsi
du groupe des statues du temple de Rome. On pense que le
bas-relief a été sculpté au Iersiècle de notre
ère. » (traduction d’un texte en anglais)
Image 3 : Statue
d’Antonia Minor. Texte d’un panonceau : « Antonia
Minor, Cherchell (Tipaza) ; 36 av. J.-C. – 37 apr. J.-C. »
Image 5 : Tête en
marbre de Lucius Verus. Texte d’un panonceau : «
Lucius Verus , Gouraya ; IIe siècle apr. J.-C.
»
Image 6 :
Statuette en bronze montrant un enfant portant un aiglon.
S’agit-il d’une œuvre intimiste ? Ou bien d’une œuvre
évocatrice d’une légende inconnue de
nous ? Ou d’une œuvre à caractère symbolique ? L’enfant est
en réalité un Amour (comme celui de l'image
4). L’Amour est symbole de Vie. L’aigle est quant à
lui le messager des dieux.
Image 11 : Le dieu Océan entouré de quatre Néréides. La tête hirsute du dieu portant des pinces de crabe est entourée de quatre nymphes marines portées par des hippocampes (créatures à avant-train de cheval et arrière-train de serpent), en haut, et des dauphins, en bas. Les nymphes portent un drap tendu symbolisant le ciel. Nous ne sommes pas arrivés à traduire l’épigraphe située au-dessous de la scène.
Image 12 : Dionysos (ou Neptune ?) sur son char porté par un hippocampe.
Image
20 : Mosaïque de Bacchus et des Saisons. Texte
d’un panonceau placé à côté de la mosaïque : « Bacchus
et les Saisons ; Lambèse (Batna) IIIe siècle.
». Bacchus est représenté au centre, la tête couronnée de
grappes de raisin. L’hiver, jeune femme vêtue d’un manteau,
est en bas à gauche.
Image 21 : Panneau
de mosaïque qui représenterait l’hiver. Texte d’un panonceau
placé à côté de la mosaïque : «
L’hiver; Sour-el- Ghorlane (Boura) ; IVe
siècle. »
Image 22 : Panneau
de mosaïque représentant des scènes de chasse. Texte d’un
panonceau placé à côté de la mosaïque : « Scène
de chasse ; Chlel (Algérie) ; IVe siècle.
»
Image 23. Texte
d’un panonceau placé à côté de la mosaïque : « Tombe
de Cornelia Urbanillae ; Ouled Arif ; IIIe
siècle apr. J.-C.
La
mosaïque a été découverte à Kherbet Ouled Arif
(Lambiridi), une localité située à 25 km de Lambèse. Elle
pavait un mausolée familial qui comportait également trois
sarcophages dont un seul a subsisté. [...] Le
sarcophage appartenant à la défunte présente sur sa face
supérieure une inscription grecque : “ Cornelia Urbanilla
; Je repose ici, sauvé d’un grand péril, ayant vécu vingt
huit ans, dix mois, douze jours et neuf heures. Tiberius
Cornelius à sa compagne ”». C’est cette même personne
représentée allongée sur un sarcophage inscrit en latin :
“
C.VRBANILLAE (tombeau de C. Urbanilla).
”
Quatre
géants anguipèdes portent le panneau circulaire centré à
l’intérieur duquel est représentée une scène de
consultation médicale ou de guérison. Les espaces latéraux
sont occupés par des cratères flanqués l’un de canards,
l’autre de paons. La portion de cercle supérieure est
meublée de Cornelia Urbanillae dans son sarcophage. [...]
».
Remarque : on retrouve dans cette représentation l’image
classique que nous avons appelée : « Les oiseaux au canthare
».
Image 24 : Détail
de l’image précédente.
Image
25 : Cuve de sarcophage chrétien. Au centre, le
Christ est représenté en jeune homme imberbe, bénissant et
tenant un rouleau de parchemin. Il est porté sur une sorte
de pavois par deux apôtres (Saint Pierre et Saint Paul),
nettement plus petits que lui. en dessous de lui. Il
est présent et reconnaissable sur les six scènes qui
l’entourent. On reconnaît de gauche à droite : la Tentation
(avec le symbole du serpent), le miracle des Noces de Cana
(changement de l’eau en vin), la femme adultère à qui Jésus
dit : « Va
et ne pêche plus », la présentation de l’eau comme
source de vie ?, «
Laissez venir à moi les petits enfants », le
reniement de Pierre (présence du coq du reniement).
Image 26 : Autel
probablement chrétien. On reconnaît le symbole du poisson.
Les deux petites cuvettes étaient probablement utilisées
pour le vin de la communion.
Image 27 :
Fragment de sarcophage : peut-être le « Bon Pasteur » ? Il
serait ici de la figure d’Hermès Trimégiste.
Image 28. Texte
d’un panonceau placé à côté du bas-relief : « Face
latérale d’un sarcophage représentant Moïse frappant le
rocher. Delly (Boumerdès) ; Période romaine. »
Image 29: . T.exte
d’un panonceau placé à côté du bas-relief : « Face
latérale d’un sarcophage représentant le prophète Daniel
entre les lions. Delly (Boumerdès) ; Période romaine.
»
Image 30 : Pierre
tombale romaine portant le nom de Saturninus.
Image
31. Texte d’un panonceau placé à côté des colonnes
: « Colonnes
; Henchir Akhrib (N’Gaous_Batna). Période romaine.
». Remarque : on verra ci-dessous que ces colonnes sont
probablement chrétiennes.
Image 32 : Base
de colonne décorée d’une croix pattée. Période
paléochrétienne.
Image 33. Texte
d’un panonceau : « Fenestella
confessionis ... Ve siècle ap. J.-C. »
Image 34. Texte
d’un panonceau : « Transenna
Bab Azzoun (Alger) »
Image 35 :
Linteau échancré à décor de feuillages supportant un
chapiteau de pilastre. Remarquer, sur le linteau, les
pampres de vigne symbolisant l’arbre de vie, et, au sommet,
un chrisme ; sur le chapiteau, un serpent menaçant un aigle
effrayé.
Image 36 :
Bas-relief à décor d’un lion, à gauche, et de la scène de «
Daniel dans la fosse aux lions », à droite.
Image
37 : Autel ? Il est décoré d’un canthare
contenant un pampre de vigne chargé de grappes de raisin.
Période paléochrétienne.
Image 38. Texte
d’un panonceau : « Brique
en terre cuite. Le prophète Abraham sur le point de
sacrifier son fils ; Kesserine (Tunisie) ; Période
romaine. ». Période paléochrétienne
Image 39. Texte
d’un panonceau : « Petite
maison en albâtre (relique de Saint Pastor) ; Henchir-el-
Akhrib (Batna). VIe siècle. »
Image 40 : Texte
épigraphique sur panneau de mosaïque ; époque chrétienne.
Image 41 : Texte
épigraphique sur panneau de mosaïque ; époque chrétienne.
Image 42 : Texte
épigraphique sur panneau de mosaïque ; époque chrétienne. On
lit : « PAX AECLESIAE CATOLICE SEMPER »
Les trois images suivantes concernent
des tablettes de bois écrites durant la période vandale.
Image 43. Texte
d’un panonceau : « Acte
de vente d’oliviers ; Djebel M’rata (Tébessa) ; 12 janvier
494 apr. J.-C. »
Image 44. Texte
d’un panonceau : « Acte
de vente : Bien-fonds ; Acte de vente de bien-fonds d’une
parcelle agraire plantée de 3 amandiers, de 4 figuiers et
de 1 pistachier, établi par le scribe ? Entre Iulius
Restitutus et l’acheteur Geminius Felix, en présence de
témoins pour la somme de 500 Folles ; Djebel M’rata
(Tébessa) ; 13 janvier 494 apr. J.-C. (exposition d’une
seule planche parmi trois). »
Image 45. Texte
d’un panonceau : « Acte
de vente : Bien-fonds ; Djebel M’rata (Tébessa) ; 6 mars
494 apr. J.-C. (exposition d’une seule planche parmi
trois). »
Image 46 : Stèle
funéraire musulmane. Écriture coufique ?
Image 47. Pièce
utilisée (coin) pour la frappe d’une monnaie : coin de
l’avers (XIe siècle apr. J.-C.)
Image 48. Pièce
utilisée (coin) pour la frappe d’une monnaie : coin du
revers.
Datation moyenne envisagée pour les pièces du musée
archéologique d’Alger : an 250 avec un écart de 150 ans.