Le musée archéologique de Djemila
La page du site Internet Wikipédia
décrivant ce musée archéologique nous apprend ceci :
« Le
musée de Djemila est situé à l'entrée du parc. Il abrite
les pièces archéologiques découvertes sur le site. Il
regroupe une collection unique, par le nombre et la
variété, de mosaïques d'une rare fraîcheur de coloris,
représentant des sujets mythologiques, comme celle du
sanctuaire de Bacchus (28 m2), inspirée de la
légende de Dionysos.
Le musée est composé d'un jardin, d'une cour et de trois
salles couvertes. Le jardin conserve des chapiteaux,
colonnes, stèles votives ou funéraires, et inscriptions
diverses. Dans la cour sont exposées des mosaïques et des
sculptures, dont les têtes de Septime Sévère et de Julia
Domna.
Les salles présentent aux murs et au sol d'immenses
mosaïques qui ornaient les demeures et les édifices de
Cuicul : la toilette de Vénus, l'âne vainqueur,
l'Enlèvement d’Europe par Jupiter métamorphosé en taureau,
des scènes de culte de Dionysos, un bestiaire,
l'enlèvement d’Hylas par les nymphes, la scène de la
grande chasse. »
Image
14. Salle du musée archéologique de Djemila : en
bas, panneau de mosaïque contenant des représentations de
fauves et d’oiseaux ; en haut, représentation d’Amphitrite
(Vénus) emportée par un monstre marin. Toute la scène est
recouverte d’un décor en forme de coquille.
Image 15 :
Mosaïque représentant une venatio. Il s’agit d’une scène de chasse,
divisée en deux parties. En haut, le propriétaire à cheval
affronte un sanglier blessé. Un cerf fait aussi l’objet de
cette chasse à courre. Un valet de ferme porte un filet et
le lièvre qu’il a capturé. La scène du bas est un spectacle
d’amphithéâtre : des gladiateurs combattent avec des fauves.
Image 16 :
Mosaïque représentant Vénus sur son char en forme de
coquille. Le char est soulevé par des monstres marins à
corps d’homme et queue de serpent. L’enroulement des queues
donne l’impression que le char est porté par des roues,
qu’il est en mouvement. Un Amour présente à la déesse un
miroir. Le reflet du visage de la déesse apparaît sur le
miroir.
Image 17 :
Mosaïque de l’enlèvement d’Europe. Europe est emportée vers
le ciel (représenté par le drap tendu sue la tête de la
déesse) par Jupiter qui a pris la forme d’un taureau. Des
Amours les accompagnent. La scène se déroule au-dessus d’un
décor marin.
Image 18 :
Mosaïque représentant un fauve. En fait, l’effort de
l’artiste a plus porté sur le cadre contenant la
représentation du fauve que sur le fauve lui-même.
Image
19 : Mosaïque représentant des scènes
mythologiques que nous n’avons pas su identifier. Les femmes
placées aux quatre angles et portant des candélabres
pourraient être les Quatre Saisons.
Image 20 : Détail
de la mosaïque précédente.
Image 21 : Tête de
Gorgone hérissée de serpents. Nous ne connaissons pas le
symbolisme de cette représentation.
Image 22 :
Mosaîque de l’enlèvement d’Hylas par des nymphes,
Image 23 :
Mosaïque de xenia (décors de salles à manger).
Image 24 :
Mosaïque à décor de pampres de vigne entourant divers
animaux, mais aussi des Amours nus et des humains habillés
(famille du propriétaire du lieu ?).
Image
25 : Stèle votive en 4 registres. Dans le
registre supérieur, le dieu principal est représenté assis
sur un trône. Il s’agit probablement de Saturne. Il est
encadré par des deux assistants. Dans les deux registres
inférieurs, des personnages célèbrent autour d’un autel.
Dans la partie inférieure, scène de sacrifice.
Image 26 : Stèle
funéraire ? En fait, il est difficile de le savoir car les
deux personnages représentés nus ne sont probablement pas
des époux.
Image 27. Sculpture
en bas-relief : deux dauphins très stylisés et entrelacés
dévorent des rinceaux.
Image 28 :
Sculpture en bas-relief d écorée de pampres de vigne.
Image 29 :
Transenne en forme d’étoile.
Image 30 :
Chrisme.
Commentaires
sur les mosaïques
Après l’étude des mosaïques de Tunisie puis de celles
d’Algérie vues dans les pages précédentes, nous commençons à
avoir une petite idée sur leur répartition. Certaines
servent seulement de décors. Par contre, d’autres
développent des thèmes mythologiques ou religieux. C’est le
cas des représentations de divinités sur des chars tirés par
des monstres marins. C’est aussi le cas des enlèvements de
dieux ou d’humains en direction du ciel (Europe, Hylas).
Toutes ces représentations sont en rapport avec la marche
solaire, l’envol vers le ciel, la mort et la résurrection.
On est donc en présence d’un fait religieux, chose qui
n’apparaissait pas clairement dans les récits de mythologie.
Datation envisagée pour le musée archéologique de
Djemila : an 200 avec un écart de 100 ans.