Le site archéologique de l’ancienne Calama à Guelma
La page du site Internet Wikipédia
décrivant Guelma nous apprend ceci :
« Histoire
Les premières traces d'occupation humaine dans la région
de Guelma remontent au Paléolithique comme le témoignent
les vestiges de Roknia composés de plus de 3 000 dolmens.
La région était habitée et possède une nécropole.
[...]
De l’époque romaine au VIIe
siècle
La ville numide s'appelait Malacca et fut importante sous
le règne de Massinissa. Des inscriptions libyques trouvées
à Guelma prouvent que la région a été civilisée bien avant
l'arrivée des Carthaginois ou des Romains ; des mentions
latines attestent que Guelma portait déjà le nom de
“Calama”, bien que ce nom soit probablement d'origine
phénicienne. L'histoire de Guelma est riche en évènements,
et son territoire est parsemé de sites.
Salluste rapporte les récits des combats que Jugurtha y
livra en 110 av. J.-C. aux troupes romaines ; il bat non
loin de la ville de Guelma, précisément lors du siège de
Suthul, le propréteur romain Aulus Postumius Albinus.
L'antique Calama devint un centre urbain important au
cours du Iersiècle de notre ère. Calama est
élevée au rang de municipe sous l'empereur Trajan et
patronnée par Vibia Aurelia Sabina, dernière fille de Marc
Aurèle, et sœur fictive de l'empereur Septime Sévère
lorsque ce dernier se proclama fils adoptif de Marc Aurèle
(fin du IIe siècle). Calama fut avec Sitifis
(Sétif) et Hippo-Regius (Hippone = Annaba), un des
greniers de Rome au cours des IIe et IIIe
siècles apr. J.-C., attestant sa prospérité sous la
période des Sévères.
Un
trésor monétaire de 7499 monnaies de bronze,
essentiellement des sesterces est mis au jour en 1953 lors
de travaux de terrassement. Cet échantillon de monnaies de
bronze important par son nombre et la période associée
(première moitié du IIIe siècle) est étudié par
Robert Turcan qui date son enfouissement des années
257-258. Robert Turcan l’interprète comme la
thésaurisation d'un modeste paysan, et son enfouissement
serait dû à la menace des raids berbères qui menacent la
région de Guelma entree 253 et 259.
Au
cours de l'époque chrétienne (IVe et Ve
siècles), Calama a eu comme évêque Possidius qui était
aussi biographe d’Augustin d’Hippone et appartenait à la
province ecclésiastique de Numidie. D’ailleurs, Augustin
d'Hippone et Donatus évoquent la prospérité de cette
ville. Dès l’invasion des Vandales qui détruisirent la
ville, Possidius alla se réfugier à Hippo-Reggius et
Calama tomba au pouvoir de Genséric.
Après la reconquête de l'Afrique du Nord par les
Byzantins, Solomon, gouverneur nommé par Justinien, y fit
construire une forteresse entre 539 et 544. La ville de
Calama était un centre administratif et militaire
important de la province byzantine d'Afrique. Les
Byzantins ont maintenu le contrôle de la région pendant
plusieurs siècles, jusqu'à l'arrivée des Arabes au VIIe
siècle. »
Commentaires de ce texte
D’après ce texte, il semblerait que la cité de Calama ait
connu au moins deux périodes d’enrichissement. La première
période se serait déroulée entre les années 100 et 250
(années approximatives). La deuxième période se serait
déroulée au cours du IVe siècle, mais avec un
enrichissement moins important (absence de monuments
significatifs). Il est fort probable qu’il en soit de même
pour les autres villes romaines du Maghreb.
Les photographies des images
1, 2 et 3 font apparaître que lors de sa
découverte, le site archéologique était dans un état de
ruines informes. Les images
4, 5 et 6 du théâtre montrent que celui-ci a été
profondément restauré.
Nous ignorons si les statues des
images 7, 8 et 9 ont été trouvées à l’emplacement
qu’elles occupent actuellement (le théâtre). Les images
7 et 8 sont celles d’un dieu romain qui pourrait
être Saturne.
Les 3 stèles des images
10, 11 et 12 ont des ressemblances avec des stèles
lybico-puniques trouvées en Tunisie : même croissant de
lune, même personnage ayant les bras écartés en attitude
d’orant.
Datation envisagée
pour le site archéologique de l'ancienne Calama à Guelma :
an 175 avec un écart de 75 ans.