Le Musée National Ahmed Zabana d’Oran
La page du site Internet Wikipédia
décrivant ce musée nous apprend ceci (extraits) :
« Collections
Le musée s'est doté d'une riche collection d'œuvres
répartie en sept sections. De la préhistoire à l'art
contemporain, de la peinture aux arts décoratifs en
passant par les dessins et les sculptures, toutes les
formes d'art sont représentées au sein des œuvres
conservées. Il ne cesse d’enrichir ses collections
notamment par des dons ou des achats. [...] »
Nous ne présenterons ici que les collections relatives à la
période que nous étudions : le premier millénaire de l'ère
chrétienne.
Image
9 : Cette image était associée à la légende
suivante : « Dessin
sur fouilles de M. Viala de Sorbier en 1862, paru dans le
Bulletin trimestriel des antiquités africaines – Oran
1884. Mosaïque dite des luttes à Portus Magna – Algérie ;
de haut en bas : Hercule et le centaure Nessus ; Neptune
frappant un serpent avec un trident ; Apollon et Marsyas ;
lutte entre deux jeunes ... ».
Ces informations nous ont permis d’identifier les panneaux
de mosaïque des trois images
suivantes 10, 11
et 12. Nous avons ainsi réalisé que ces trois
panneaux de mosaïque faisaient partie d’un seul panneau, la
« Mosaïque
des luttes de Portus Magna ». Après les fouilles de
1862, la mosaïque avait été laissée in situ. Elle s’était
progressivement dégradée comme on peut le constater en
comparant les images avec le dessin de 1862.
Il reste que les images 9,
10, 11, 12 de cette mosaïque sont révélatrices du
caractère exceptionnel de l’ensemble. Exceptionnel par la
diversité des scènes représentées : Hercule et Chyron,
Neptune et un serpent, Apollon et Marsyas, etc. Nous
n’arrivons pas à trouver quel pourrait être le lien entre
ces diverses scènes. Ce d’autant que la scène qui sert de
titre au panneau n’est qu’une petite partie de ce panneau et
on ne sait pas ce que font les personnages de l’autre partie
du panneau.
À cela s’ajoute le fait que, jusqu’à présent, les panneaux
de mosaïque à thème mythologique que nous avons eu
l’occasion d’étudier étaient, à l’origine, insérés dans un
cadre à décor géométrique répétitif. Ici le cadre est en
partie meublé de petites scènes rectangulaires contenant
deux ou trois personnages dont l’un est nu et porte
seulement deux longues écharpes. Là encore, nous ne savons
pas ce que signifient ces représentations (images
9 et 10).
Datation
envisagée pour les œuvres de l’Antiquité du Musée
National Ahmed Zabana d’Oran : an 100 avec un écart de 100
ans.