Forteresse byzantine et musée de Sétif 

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La page du site Internet Wikipédia décrivant le site archéologique de Sitifis nous apprend ceci :

« Histoire de Sétif (ancienne Sitifis)

La ville, d'origine numide, faisait partie du royaume des Massaesyles en l'an - 225. Elle était également considérée comme capitale avant que Juba II lui ait préféré Cherchell. Jugurtha y livra une bataille à Marius.


Elle est une partie intégrante de la province romaine de la Maurétanie Césarienne devenue la Maurétanie Sétifienne. Jugurtha livré, Sitifis releva du royaume de Maurétanie, attribué successivement à Bocchus puis Boccuris, Juba II et enfin à Ptolémée de Maurétanie, assassiné à Lugdunum à l'instigation de Caligula.

Par sa situation stratégique, Sitifis intéressa Nerva qui y installa dès 97 apr. J.-C. une colonie de vétérans de la légion romaine la Colonia Nerviana Augusta Martialis Veteranorum Sitifensium. Claude réduisit la Maurétanie en province romaine, la divisa en deux, et rattacha Sétif à la nouvelle Maurétanie césarienne, capitale Césarée/Cherchell. Bien qu'aucun bâtiment de cette période ne soit connu, un cimetière fouillé dans les années 1960 contenait des tombeaux à puits puniques datés du IIe siècle apr. J.-C.

Au fur et à mesure de son expansion, vers 297 apr. J.-C., la province de Maurétanie Sitifienne fut créée, avec Sitifis pour capitale. Dans cette ville nouvellement prospère, un complexe thermal fut construit, orné de mosaïques raffinées : sa restauration au Ve siècle comportait une salle froide (frigidarium) dont le sol était décoré d'une grande mosaïque représentant la naissance de Vénus (image 9).

À partir de l'époque de Dioclétien (293 apr. J.-C.), elle devint la capitale de la Maurétanie Sitifienne (correspondant aujourd'hui à l'est de l'Algérie). Bien que l’on ignore ce qui s'est passé sous la domination vandale, la reconquête byzantine a conduit à la construction d’une grande forteresse, dont certaines parties sont encore visibles. Au VIe siècle, le christianisme était la religion dominante, avec une forte présence du donatisme. Sous les Vandales, la ville était le centre administratif d'un district appelé "Zaba". Elle resta la capitale d'une province (nommée "Maurétanie Première") sous domination byzantine et conserva une importance stratégique. En 541, la région fut intégrée à l’Afrique byzantine , qui introduisit les doctrines orthodoxes dans les principales villes donatistes et catholiques de l’Exarchat de Carthage.

En 647 apr. J.-C., la première expédition musulmane en Afrique eut lieu, et à la fin du VIIe siècle, la région commença à être conquise. Uqba Ign Nafi mena un raid sur Sitifis en 680 apr. J.-C., lors de sa conquête de Saldae (actuelle Béjaia), alors qu'il progressait vers l’océan Atlantique. L’ère byzantine de Sitifis prit fin. En 702 apr. J.-C., la région fut entièrement conquise par le califat omeyyade.

Au VIIe siècle, la région était convertie à l'Islam. On sait peu de choses sur la ville islamique primitive, mais au Xe siècle, la zone située en dehors de la forteresse était de nouveau urbanisée. Sur le site des anciens thermes romains, plus d’une douzaine de maisons ont été excavées, organisées autour de vastes cours entourées de longues pièces étroites. Vers le milieu du XIe siècle, ce développement s’interrompit brusquement et une muraille défensive fut construite autour de la ville.
[...]

Les vestiges archéologiques

Les vestiges archéologiques de Sitifis, des IIIe et IVe siècles, comprennent des murailles, un temple, un cirque, un mausolée et la forteresse byzantine dite de "Scipion". De nombreux artefacts archéologiques sont exposés au musée archéologique de la ville. À la périphérie nord-ouest de la ville, deux grandes basiliques chrétiennes furent construites à la fin du IVe siècle, ornées, une fois de plus, de splendides mosaïques. C’est également à cette époque qu’un évêché fut fondé.

La ville possédait des thermes ainsi que des fortifications. Les habitants y érigeaient des inscriptions en l’honneur des empereurs, une pratique qui disparut au IVe siècle avec la montée du christianisme. La ville possédait également un cirque romain, dont l’emplacement approximatif a été confirmé par d’anciennes photographies aériennes. Celles-ci montrent que 90 % de l’édifice est désormais recouvert par des constructions modernes. Seule son extrémité sud, de forme courbe, reste visible. L’ancienne piste en forme de U mesurait 450 m de long et 70 m de large. »


Nos commentaires

Concernant les vestiges archéologiques, nous avons bien sûr identifié la forteresse byzantine mais nous n’avons pas détecté les autres vestiges : « un temple, un cirque, un mausolée et deux grandes basiliques chrétiennes. ».

Le musée national de la ville de Sétif contient des pièces historiques très intéressantes portant sur tout le passé historique de cette ville. Mais assez peu sur la période étudiée sur notre site. Il y a en particulier deux panneaux de mosaïque. Celui du triomphe de Dionysos (images 6, 7 et 8) et celui de la naissance de Vénus (image 9). Nous avons eu l’occasion de rencontrer auparavant des mosaïques du triomphe de Vénus : le char qui porte le couple du dieu et de la déesse est tiré par un couple de tigres. Mais ici le char n’est pas seul : il est précédé par toute une procession d’hommes de toutes races accompagnés de dromadaires et même d’un éléphant. Une guirlande fleurie entoure cette scène. Elle contient une scène de combat entre un centaure et un lion (image 7) et des têtes hirsutes (image 8).



Datation envisagée

Pour la forteresse byzantine de Sétif : an 550 avec un écart de 100 ans.

Pour les objets antiques du musée de Sétif : an 200 avec un écart de 100 ans.