Les vestiges romains et le mur byzantin de Tébessa
L’histoire de Tébessa a été décrite dans
une page précédente concernant le temple de Mercure et ses
collections. Nous rappelons ce qui avait été dit concernant
l’arc de Caracalla et le mur byzantin : «
En 213, l’Arc de triomphe de Caracalla est construit, en
l'honneur de Septime Sévère, père de l'Empereur Caracalla.
[...]
En 496, des tribus berbères envahissent la région.[...]
la
ville est pillée et ruinée, puis reprise par le roi
vandale Thrasamund. Son déclin commence à cette période.
En 530, le gouverneur byzantin Solomon reprend tout le
pays. La région de Théveste devient une province
byzantine. La ville est restaurée et les remparts
byzantins sont construits en l'an 535.
[...] »
Petite remarque après lecture de cette partie de texte :
l’arc de triomphe de Caracalla daterait de l’an 213 et le
mur byzantin, de l’an 535. Soit une différence de 322 ans. À
titre de comparaison, nous vivons à l’an 2026. Si l’on
enlève 322 ans, on obtient l’an 1704. À cette date, le roi
Louis XIV était encore vivant. Depuis cette date, le monde a
considérablement changé. Nous devons envisager qu’il en a
été de même entre la construction de l’arc de Caracalla et
le mur byzantin. On peut donc être très surpris que cet arc
de Caracalla ait pu être presque parfaitement intégré dans
le mur byzantin construit 322 ans après (si les dates sont
exactes).
Datation
envisagée
Pour l’arc de triomphe de Caracalla : an 225 avec un écart
de 25 ans.
Pour le mur byzantin de Tébessa : an 525 avec un écart de 50
ans.
Remarque
Il est possible que l’arc de Caracalla soit daté avec une
grande précision, une précision qui ne correspond pas
forcément à la date exacte de 213, mais une date très
approchée de celle-ci, car les délais de construction d’un
bâtiment peuvent prendre plusieurs années. En effet, les
monuments romains ont souvent fait l’objet de dédicaces
retrouvées lors de fouilles. C’est un peu moins vrai en ce
qui concerne les murs de défense d’une ville. Ceux-ci sont
souvent construits sur plusieurs années, parfois détruits
puis reconstruits. Et, en général, ces murs étant construits
à la hâte, on ne prend pas le soin de les dédicacer.