Le site archéologique de Tiddis 

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La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

L'occupation humaine à Tiddis remonte à la préhistoire comme l'attestent des tumulus, des bazina, des dolmens et des céramiques modelées. L'un de ces vases porte la plus ancienne inscription libyque/berbère connue. On y a retrouvé notamment un bétyle.

C'est sur un site occupé par une ville ou un village berbère que les Romains ont fondé Castellum Tidditanorum. Il faisait partie des
castella, petites villes fortifiées, chargées de défendre Cirta contre les incursions des montagnards berbères. Tiddis a été modifiée par les Romains et aménagée selon leur système d'urbanisation. Cette agglomération, établie sur un plateau, possédait une porte monumentale, un forum, des thermes, des installations industrielles (tanneries), et des bâtiments religieux dont un sanctuaire de Mithra daté du IVe siècle av. J.-C.

De la période chrétienne, on a attesté les restes d'une chapelle chrétienne et de nombreuses inscriptions romaines. Des châteaux d'eau et des citernes de toutes formes rappellent que la ville manquait de sources. Le Mausolée de Quintus Lollius Urbicus est édifié par Quintus Lollius Urbicus – natif de Tiddis et fils d'un propriétaire terrien berbère puis devenu préfet de Rome – et dédié aux cinq membres de sa famille.

À l'extérieur de la cité, se déroulait un marché périodique qui se tenait tour à tour dans la région de Cirta à des jours différents dans les divers bourgs numides. Le bourg est occupé jusqu'à la période almohade, au XIIe siècle.

Site archéologique


Les fouilles ont été dirigées par l'archéologue André Berthier qui s'est consacré (de 1940 à 1973) au dégagement et à l'étude exhaustive de cette cité.

La cité antique est bien conservée, le site a été classé en 1992. Il est aujourd'hui sous tutelle de l'Ogebc (Office de gestion et d'exploitation des biens culturels). Sur les 40 hectares que compte la cité antique, seuls 7 ha ont été fouillés et répertoriés, les fouilles ont permis la découverte de plusieurs vestiges de la ville romaine : des temples dédiés aux divinités, un forum, des voies dallées, des quartiers d'artisans, des thermes et des réservoirs d'eau. Des pièces du site sont exposées au musée national de Cirta..

Les ruines se diviseraient en trois zones : la première occupant le plateau, la seconde, le versant oriental, la troisième, le pied de la falaise. Le plateau est divisé en deux parties séparées par un mur partant du point le plus élevé appelé Ras El Dar. Seule la partie orientale du plateau a été construite. Schématiquement, plus l'on monte, plus l'on trouve des quartiers plus anciens de la ville.
»

Remarque : Les images capturées sur Internet sont de très bonne qualité et il y en a beaucoup d’autres que celles que nous présentons. Seul problème : ces images n’étaient pas légendées. Si bien qu’il nous a été est difficile de savoir si telle image est celle d'un temple ou d'une église ou des thermes.

La seule photo légendée que nous avons reproduite est cette de l'image 11 qui représenterait une piscine baptismale. Son plan rectangulaire est cependant un peu surprenant. À choisir, nous aurions plutôt opté pour celle de l'image 10, qui, elle, est à plan circulaire.


La sculpture de l'image 14 est énigmatique. Certes, nous y voyons un phallus dressé. Les représentations de phallus ne sont pas rares chez les romains. Mais ici le phallus semble accompagné de testicules détachés du corps. De plus, il est entouré de structures striées. Cette représentation, que l’on retrouve dans l'image 15, doit avoir un sens, un sens que nous ignorons. Le phallus représenté sur l'image 16 est beaucoup plus classique, il est très probablement lié à un rite de fécondité. La pierre de l'image 17 est probablement une stèle votive libyco-punique avec la représentation d’un croissant de lune et d’une tête de taureau.


Datation envisagée pour le site archéologique de Tiddis : an 200 avec un écart de 150 ans.