La chapelle Saint-Nicolas et Sainte-Madeleine de Degenau  

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La page du site Internet Wikipédia relative à Degenau, obtenue de l’allemand par un traducteur automatique, décrit cette chapelle :

« Histoire :

Politiquement, Degenau appartint à la seigneurie de Blidegg jusqu’en 1736, à la cour de Zihlschlacht de 1736 à 1798 et à la commune de Sitterdorf de 1803 à 1996. En 898, la ferme de Tegerunouva fut confirmée comme propriété de l’église Saint-Gall de Saint-Mangen, et à partir de 1388, la chapelle Saint-Nicolas de Degenau fut documentée comme sa branche. Les peintures murales et les tombes découvertes lors des restaurations de 1945 à 1947 témoignent d’un édifice du XIIe siècle et d’une indépendance ecclésiastique antérieure.

À la fin du Moyen-Âge, les habitants de Bernhardzell étaient membres de l’Église. Vers 1530, ils se convertirent à la Réforme et appartinrent désormais à la communauté réformée de Sitterdorf. La chapelle servait de chapelle privée aux seigneurs du château de Blidegg, en partie catholiques et en partie réformés, et était financée respectivement par Bernhardzell et Sitterdorf. En 1833, Bernhardzell transféra le fonds de la chapelle à la paroisse catholique de Sitterdorf. De la fin du XVIIe siècle à 1901, une papeterie existait à Degenau.
»


Nos observations

Il nous est très difficile de dater une église à nef unique. Si nous avons choisi de l’insérer dans notre site, c’est à cause de sa ressemblance avec les chapelles rurales à chevet carré que l’on trouve en grand nombre dans le Sud de la France et le Nord de l’Espagne. Ces églises ont en général les caractéristiques suivantes : nef unique à plan rectangulaire, sanctuaire à plan à peu près carré. Le chœur est fréquemment un peu moins large que la nef. À l’intérieur, un arc triomphal sépare la nef du sanctuaire. Cet arc est en général porté par des impostes. La nef est charpentée. Le sanctuaire est aussi le plus souvent charpenté. Mais parfois il est recouvert d’une voûte en berceau.

Nous pensons que ces petites chapelles, faciles à construire et d’un coût très raisonnable, ont été très répandues en Europe. Un bon nombre d’entre elles doivent dater du premier millénaire. Pour quelles raisons en connaît-on si peu ? Les raisons sont fort diverses. D’une part, à cause de leur faible importance, elles sont très peu documentées. D’autre part, l’absence d’éléments architecturaux caractéristiques des arts roman et gothique (arcs, colonnes, chapiteaux, …) a rendu inutiles les arts de la sculpture qui auraient facilité les datations. Enfin, il est bien connu quel la découverte d’un objet ou d’un monument entraîne la découverte d’autres objets ou d’autres monuments. C’est ce qui s’est passé en ce qui concerne les chapelles rurales de Sud de la France.

Datation envisagée pour la chapelle Saint-Nicolas et Sainte-Madeleine de Degenau : an 1050 avec un écart de 200 ans.