La piève Santa Giustina de Sona
Nous n'avons pas visité cette église.
Les images de cette page sont extraites de galeries
d'Internet.
La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église
nous apprend ceci (extraits) :
« Histoire
La
présence d’un fragment de ciborium du VIIIe
siècle et d’autres éléments réutilisés suggèrent qu’un
premier bâtiment était déjà présent dans les siècles de
domination lombarde. Pour corroborer cette thèse, le fait
que le toponyme palatiolum,
d’où dérive le nom de la ville dans laquelle il a été
construit, indiquerait presque certainement un centre
appartenant à l’autorité administrative véronaise de cette
époque, où résidait peut-être le commandant des troupes
qui campaient dans ces territoires. Cette première église,
entre autres, aurait pu être construite à la place d’un
temple païen préexistant de l’époque romaine, étant donné
la présence de briques romaines insérées dans les absides
de l’édifice et d’un précieux fragment du premier siècle,
une pierre commémorative sculptée d’un griffon et d’un
lys-candélabre.
L’église
paroissiale romane qui existe encore aujourd’hui remonte
aux Xe-XIIe siècles, comme en
témoigne un document du monastère de San Zéno de 966 dans
lequel il est écrit "iura sancte Iustine posidet",
et une bulle du pape Eugène III du 17 mai 1145, où il est
écrit à la place "Plebem Palatioli decimis".
L’édifice, entre autres, a subi plusieurs dommages au fil
du temps en raison de catastrophes naturelles, en
particulier de graves effondrements causés par le
tremblement de terre dévastateur de Vérone de 1117, qui a
été suivi d’une restauration majeure, également avec
l’utilisation de matériaux de réemploi (d’où la présence
de fragments romains et lombards, hérités des bâtiments
précédents) : il s’ensuit que l’abside mineure et une
partie contiguë de la façade sud, qui n’a pas été
endommagé lors du tremblement de terre, peut être daté du
Xe siècle, tandis que le reste de l’édifice et
l’abside principale ont été reconstruits au XIIe
siècle. [...]
Description
La technique de construction de la maçonnerie a impliqué
l’utilisation de galets d’origine morainique disposés en
chevrons en losanges superposés, contenus aux angles par
des pierres équarries qui adoucissent les deux murs
orthogonaux. [...]
Intérieur
Vers le milieu du XIXe siècle, un cycle de
fresques a été découvert à l’intérieur de l’église par Don
Luigi Garzotti qui ont longtemps été recouvertes d’une
fine couche de chaux : la couche de chaux a ensuite été
éliminée et les fresques ont été mises au jour, enfin
décrites et commentées par l’historien Edoardo Arslan.
[...]
»
Commentaires divers
Nous constatons que, pour une fois, un historien de l’art
accepte l’idée qu’un bâtiment ou, dans le cas présent, une
partie de bâtiment (l’absidiole Sud et une partie de la
façade Sud), soit antérieur(e) à l’an mille. Nous ne pouvons
malheureusement pas confirmer ou infirmer les datations
qu’il propose pour cet édifice : d‘une part, il est très
difficile de dater les églises à nef unique comme celle-ci.
Car leur plan essentiellement rectangulaire (si on ne tient
pas compte du chevet), très élémentaire, a pu être employé
durant tout le temps de la chrétienté. D’autre part, les
quelques images dont nous disposons sont insuffisamment
détaillées.
Cependant, plusieurs indices font envisager qu’il y a eu
plusieurs campagnes de travaux de construction, de
restauration, de reconstruction partielle. Il faut tout
d’abord signaler l’appareil de construction en alternance de
briques et de pierres. Ce type d’appareil présent sur des
murs préromans est visible sur les images
2, 5, et surtout sur l'image
4 où il ne concerne qu’une partie du mur. Ce qui
prouve qu’il y a eu deux étapes de travaux.
Un autre indice d’ancienneté doit être trouvé dans le manque
de coordination entre les deux absides. Extérieurement,
celles-ci apparaissent identiques (image
4). Mais l’examen de l’intérieur montre qu’elles ne
le sont pas (images
6 et 7). Il faut bien comprendre que l’architecte
de tout monument nouveau recherche la perfection des formes
; et, en ce qui concerne le Moyen-Âge, et même toute la
période antique, cette perfection était accomplie dans la
symétrie et la répétition des formes. Or, dans le cas
présent, cette symétrie n’existe pas au niveau du chevet. On
est donc bien obligé d’admettre la probabilité de plusieurs
campagnes de travaux.
L’église est surtout connue pour son ensemble de fresques
bien conservées. Nous pensons, mais sans certitude avérée,
que certaines d’entre elles (images
8 et 9) pourraient dater du XIe siècle,
voire du Xe siècle. Ce serait le cas du groupe de
saints des images 8 et 9,
peut-être une partie du groupe des 24 vieillards de
l’Apocalypse.
Datation
envisagée pour la piève Sainte-Justine de Sona :
an 950 avec un écart de 50 ans.