La piève San Floriano de Valpolicella 

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Nous n'avons pas visité cette église. Les images de cette page sont extraites de galeries d'Internet.

La page du site Internet Wikipédia consacrée à cette église nous apprend ceci :

« Histoire

Deux privilèges bérengariens mentionnent son existence dès l’an 905, bien que l’édifice actuel date du XIIe siècle. L’église paroissiale a été construite sur le site où se trouvait autrefois un cimetière païen, comme en témoigne l’utilisation nombreuse de marbres et de pierres romaines, dont deux grandes pierres funéraires. D’autres vestiges d’autels funéraires se trouvent dans l’allée à côté de l’église, vers la route principale.

Une autre hypothèse est qu’il a été construit sur un édifice votif, peut-être dédié à Jupiter Optimus Maximus.


Dans certains documents datant des XIe et XIIe siècles, on peut savoir que sa juridiction ecclésiastique couvrait les territoires qui représentent aujourd’hui les municipalités de Marano, San Pietro in Cariano Fumane et Pescantina. Il était en fait le chef de l’un des trois piovadenghi (NDLR : Nous n’avons pas trouvé la traduction du mot d’origine piovadenghi qui doit être un élément caractéristique d’une piève) dans lesquels le territoire de Valpolicella était administrativement divisé. Les autres étaient liés à l’église paroissiale de San Giorgio et à l’église paroissiale de Négrar.

Au XIIe siècle, l’église, peut-être à la suite du tremblement de terre de 1117, a été reconstruite selon les canons de l’architecture romane véronaise. L’aspect n’était pas très éloigné de celui d’aujourd’hui, avec une façade orientée vers l’ouest, une alternance de rangées de tuf et de terre cuite, trois nefs et un toit en treillis soutenu par des colonnes et des piliers. La construction du cloître des chanoines attenant à l’église remonte à la même époque.

Entre 1454 et 1460, sur décision de l’évêque de Vérone, Ermolao Barbaro, la rosace au centre de la façade a été ouverte. Les voûtes en maçonnerie qui recouvrent les nefs datent également de la même époque.
[...] ».


Nos observations

La phrase du début (« Deux privilèges bérengariens mentionnent son existence dès l’an 905, bien que l’édifice actuel date du XIIe siècle. ») est pour nous très classique. Le principe de construction de cette phrase est simple. On mentionne, quand l’occasion se présente, l’existence de documents attestant la présence de l’église avant l’an mille. Puis, sans transition ni énoncé de preuves, on affirme que l’église date du XIIe siècle. Avouez, ami lecteur, que nous avons le droit de douter. Surtout quand on retrouve la même argumentation à tout moment de notre recherche pour plus de 2000 églises.


Analyse de l’architecture de l’édifice

La nef est à trois vaisseaux avec le vaisseau principal surhaussé par rapport aux collatéraux. Les trois vaisseaux étaient-ils charpentés à l’origine ? C’est en tout cas ce que laisse entendre le texte de Wikipédia « Entre 1454 et 1460, ... , la rosace au centre de la façade a été ouverte. Les voûtes en maçonnerie qui recouvrent les nefs datent également de la même époque. [...] ». Nous demeurons cependant un peu circonspects. Nous observons tout d’abord, sur les images 6 et 8, une alternance de piliers rectangulaires de type R0000 et de colonnes cylindriques. Nous appelons « mixte » ce système de piliers. Il serait postérieur aux systèmes « cylindrique » (rien que des colonnes cylindriques), et « rectangulaire » (rien que des piliers rectangulaires). Ce système mixte de piliers est plus fréquent dans les pays germaniques. Nous ne savons pas pour quelles raisons. Une des raisons peut être la correspondance existant entre ce système mixte et le système dit « lié » Dans le système lié, une travée de vaisseau central correspond à deux travées de collatéral. Souvent le système lié est associé à un système mixte de piliers. Nous avons ici les deux systèmes. Il faudrait cependant réaliser une analyse fine des piliers, et des voûtes des collatéraux et de la nef, pour voir si certaines de ces voûtes ont été construites avant le XVe siècle.

Le campanile (images 5 et 7) a été bâti dans sa partie médiane dans un appareil en alternance de pierres et de briques. Il est décoré d’arcatures lombardes. Nous pensons qu’il a été construit en plusieurs étapes de travaux à partir du XIe siècle.

Image 9 : Au début de notre recherche d’images, nous avons rejeté celle-ci pensant qu’il s’agissait de l’emblème traditionnel de la République de Venise, le lion de Saint Marc présentant les attributs de Venise. Plus tard, nous avons réalisé notre erreur. Ceci est probablement la face avant d’une cuve de sarcophage romain : deux lions ailés encadrant un canthare. C’est la scène désormais très classique des « oiseaux au canthare », les lions ailés ayant remplacé les oiseaux. Il reste que la ressemblance entre cette image et l’emblème de Venise est troublante. Y aurait-il eu une filiation ?


Datation envisagée pour la piève San Floriano de Valpolicella : an 950 avec un écart de 100 ans.