La forteresse byzantine d’Aïn Tounga
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en
Tunisie en 2025. Les images de cette page sont extraites de
galeries d’Internet.
Dans la page précédente, nous avons rapporté ce que nous
savons sur l’histoire de l’antique Thignica, selon le texte
écrit en 2018 par le Père Silvio Moreno. Nous avons décrit
aussi plusieurs monuments de ce site archéologique.
L'image 1 fait
découvrir une grande partie de ce site archéologique. Mais
avant cela, remarquons que cette image aérienne est une
image par satellite. Elle est orientée : le Nord est en
haut, l’Est à droite, le Sud en bas, l’Ouest à gauche. Nous
voyons tout d’abord presque au centre, en dessous de la
phrase « Site archéologique de Thignica », une partie des
restes de cette ville (image plus détaillée dans la page
précédente) ; à l’Est, un drapeau localise le temple romain
étudié dans la page précédente ; un autre drapeau, au
Sud-Est, indique l’emplacement du Théâtre, lui aussi étudié
dans la page précédente. Les thermes situés au Sud feront
l’objet d’une autre étude dans la page suivante. Il reste
enfin la forteresse byzantine dont les images sont
présentées dans cette page. Elle est située à l’Ouest sous
le drapeau gris.
On distingue plus nettement cette construction sur l'image
2. Il s’agit bien des restes d’une forteresse. Elle
a la forme d’un quadrilatère doté d’un fortin à chaque
angle.
On peut observer des vestiges de cette forteresse sur les images suivantes
3, 4 et 5. On constate que sa construction a été
faite en utilisant des matériaux récupérés sur des monuments
romains (voir l'image 18 de
la page précédente), et ce, sans souci d’ornementation. En
fait, le seul décor qui semble être volontaire est la clé
sommitale de portail représentée sur l'image
6. Il est possible que cette pierre soit réellement
en réemploi, mais on l’aurait retaillée pour en faire une
clé sommitale. Nous pensons, mais sans certitude, que serait
représentée la tête d’Hercule coiffé d'une dépouille de
lion.
Datation
Il nous est très difficile de dater une forteresse. Car
leur construction est d’une grande complexité, dépendant
de plusieurs facteurs liés aux tensions régionales. En
période de fortes tensions, on construit des
fortifications. On abandonne celles-ci en temps de paix.
Mais il n’y a pas seulement cela, car on peut construire
des fortifications en temps de paix (pour montrer sa
force) ou les détruire en temps de guerre (pour éviter
qu'un ennemi s’en empare quand on n’a pas des effectifs
suffisants pour les garder).
En ce qui concerne cette forteresse, on peut se poser la
question : est-elle vraiment « byzantine » ? Après son
occupation par les romains, cette partie du Maghreb a été
disputée par de nombreux peuples : les Vandales, les
Byzantins, les Numides, les Arabes, des tribus
autochtones… Et nous ignorons presque totalement toutes
les vicissitudes qui ont pu se produire.
Datation envisagée
pour la forteresse « byzantine » d’Aïn Tounga : an 600
avec un écart de 200 ans.