Les infrastructures civiles de Carthage
Lors de notre voyage effectué en Tunisie en 2025, nous nous
sommes arrêtés quelques instants sur le site de la Malga.
Sans même prendre le temps de pénétrer dans une de ces
citernes. La visite ne nous aurait très certainement pas
appris grand-chose de plus. Les images ci-dessous ont été
extraites de galeries d’Internet.
Voici le contenu de la page du site Internet Wikipédia
décrivant ces constructions hydrauliques :
« Les citernes de la Malga
À l'époque punique, il existait de modestes citernes, car
l'approvisionnement en eau était une affaire privée. De
nombreuses citernes puniques ont traversé les siècles et
permettent aux chercheurs de travailler sur la densité du
peuplement de l'antique cité, notamment dans le quartier
de Mégara. Un seul équipement hydraulique nous est connu,
la “ fontaine aux mille amphores ”, désormais inaccessible
aux visiteurs, car elle se trouve dans la zone de sécurité
du palais présidentiel.
Au nord de la ville romaine, se situent de vastes citernes
relativement bien conservées. Elles formaient le point
d'arrivée principal des aqueducs qui alimentaient la cité,
dont le fameux aqueduc de Zaghouan. Un musée y a été
installé afin de montrer le fonctionnement de ces
aménagements hydrauliques. Les grandes citernes, dont la
contenance a été estimée entre 50 et 60 000 m3,
étaient reliées au vaste complexe des thermes d'Antonin
par des canalisations surtout souterraines utilisant la
forte déclivité du terrain. »
L’aqueduc alimentant les citernes de la Malga
L'image 1 est une
vue par satellite de l’ensemble, aqueduc et citernes. Les images de 2 à 6 sont
celles de l’aqueduc menant l’eau aux citernes. En fait, bien
qu’ayant capturé les images
4 et 6 sur des sites parlant des citernes de la
Malga, nous ne sommes pas certains que ces images soient
bien celles de l’aqueduc dans une zone pas trop éloignée de
la Malga. Toujours est-il que ces deux images d’aqueduc
présentent des différences avec ce que l’on connaît de
l’architecture des aqueducs romains. Sur l’aqueduc de l'image 4,
on découvre un appareil en alternance de brique et de
pierre qui pourrait relever de l’antiquité tardive ou du
Haut Moyen-Âge. Pour l’aqueduc de l'image
6, c’est
toute la partie supérieure qui fait envisager une
construction du Moyen-Âge sur un bâti plus ancien.
Les
citernes de la Malga
Nous sommes très circonspects en ce qui concerne ces
citernes. Notons d'abord que tout en affirmant que « Les
grandes citernes,..., étaient
reliées au vaste complexe des thermes d'Antonin »,
les auteurs du texte de Wikipédia (et d’autres sites Internet
consultés) ne proposent pas de datation pour ces citernes …
qui auraient pu remplacer des citernes précédentes reliées
au réseau hydraulique du théâtre d’Antonin. C’est là la
question.
Le contexte dans lequel on se trouve fait référence à la
période romaine. Les citernes font partie prenante du site
archéologique de Carthage où tout est punique ou romain. Or
on a vu qu’elles n’étaient pas puniques. Est-on sûr qu’elles
soient romaines ? Ce qui nous gène un peu, c’est que nous ne
connaissons pas de monument romain analogue à ces citernes.
Par contre, les arabes ont construit des citernes de grandes
dimensions comme celles de Kairouan. Mais différentes de
celles-ci.
Nous ne sommes pas en mesure de préciser la datation de ces
citernes. Nous proposons les datations suivantes :
Datation envisagée
pour l’aqueduc de Carthage : an 150 avec un écart de 150
ans.
Datation envisagée pour
les citernes de la Malga : an 400 avec un écart de 200 ans ?