Le musée archéologique de Mahdia  

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce musée durant notre voyage effectué en Tunisie en 2025, c'est pourquoi les images de cette page ont été recueillies sur Internet.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce musée archéologique nous apprend ceci :

« Collections du musée

Collection punique :
Artefacts issus de fouilles de nécropoles puniques ; stèles puniques.

Collection romaine : céramiques et amphores de production locale ou d'importation ; mosaïques provenant de Thysdrus : Gorgone et Orphée et les animaux ; statues de marbre.

Collection byzantine. Trésor de Rougga : Le trésor de 268 pièces d'or d'époque byzantine découvert en 1972 sous une dalle du forum de Rougga témoigne de la conquête arabe de la région selon les spécialistes. Il a pu faire l'objet d'une étude complète et confirme la tradition de deux raids musulmans en 645-646 et 647. Il a été enfoui dans les ruines de la dernière occupation byzantine du site.

Trésor de Chebba : Le trésor de 109 pièces daté de la fin du VIe - début VIIe siècle est découvert en dehors de tout contexte archéologique. Le trésor n'est connu que partiellement. Il serait un témoignage de “la dernière des révoltes maures”, la capitale de l’Empire byzantin aidant financièrement à payer les soldats et les dépenses.

Collection islamique : Certaines des œuvres remontent au Xe siècle après J.-C., époque de la construction de la cité par les Fatimides.

Autres collections diverses.  »


Image 1 : Intérieur du musée.

Image 2 : Stèle funéraire punique.

Image 3 : Nous n’avons pas d’information sur cette grande vasque sculptée dans la pierre et la scène probablement mythologique qui est représentée.

Image 4 : Statue féminine non identifiée. Le vêtement semble obéir à la mode de l’antiquité tardive.

Image 5 : Statue féminine non identifiée.

Image 6 : Mosaïque probablement chrétienne, ornée de croix pattées de diverses formes.

Image 7 : Mosaïque représentant Orphée charmant les animaux. Nous pensons que le mythe d’Orphée doit être en relation avec une religion antique mais nous ignorons laquelle.

Image 8 : Mosaïque représentant une méduse. La scène est encadrée par une sucession de peltes et entourée d’un entrelacs imitant des cordes.

Image 9 : Détaii de la mosaïque précédente. Magnifique décor géométrique en successions de spirales. La chevelure de la Méduse est formée de corps de serpents. Ici aussi, nous ne comprenons pas la signification de la représentation.

Image 10 : Poterie en céramique vernissée (IXe ou Xe siècle).

Image 11 : Calligraphie arabe (époque ziride ?).

Image 12 : Nous n’avons pas de renseignement sur cette pièce d’orfèvrerie.


Nous conseillons vivement la lecture de la page du site Internet Wikipédia consacrée au trésor de Rougga. Elle décrit en détail, à la fois l’histoire de la découverte de ce trésor, de son emplacement dans le forum de Rougga et les divers épisodes de conquête qui ont provoqué l’enfouissement de ce trésor.

Nous reproduisons ci-dessous des extraits de ce texte concernant la composition de ce trésor monétaire :

« Composition du trésor

Les pièces de monnaie se répartissent entre les règnes de Maurice, Phocas, Héraclius et Constant (582-602 et 646-647), et deux globules les plus récents datent de la cinquième indiction (1er septembre 646-31 août 647). Le catalogue montre une très grande diversité (y compris à l'intérieur des différents types monétaires) au niveau graphique mais aussi dans les abréviations utilisées qui sont des reflets des rapports politiques et religieux de l'époque.


Empereur Nombre de pièces de monnaie
Maurice (582-602) 1
Phocas (602-610) 83
Héraclius (610-641) 120 ou 121
Constant II (641-668) 63 ou 64



L'exemplaire de la pièce de Maurice est d'un type datable de 592 et frappé à Constantinople. Ce type monétaire est frappé jusqu'en 602. Toutes les autres monnaies sont thésaurisées après cette date. L'épargne est considérée comme irrégulière même si elle continue à partir de 602.

Le nombre de pièces de Phocas est en “contradiction flagrante” avec le contexte politique qui précède l'accession au pouvoir d’Héraclius, l’Afrique étant dissidente après la révolte de l’exarque et des frappes importantes ayant lieu à Carthage avec une représentation du prétendant au trône.

69 monnaies d’Héraclius ont été frappées à Constantinople entre 616 et 625. Les premières monnaies du règne portent à l’avers un portrait de l'empereur accompagné du prince héritier Héraclius Constantin, au revers un ange ou une croix.

Le nombre de pièces de Constant II est un indicateur de la grande activité de la production monétaire au début de son règne, après dix à quinze années d'émissions limitées à la fin du règne d'Héraclius. Les monnaies les plus récentes sont contemporaines de l'enfouissement du trésor. Les pièces les plus usées sont les plus récentes. Plus de 72 % des monnaies ne sont pas d'origine locale, ce qui constitue une différence avec les autres découvertes connues, qui comportent une grande majorité de
solidi de Carthage.

Interprétation


[...] Le trésor a été thésaurisé durant les dernières décennies de l'occupation byzantine. La valeur du trésor a été estimée, à partir de documents notariés découverts à Tébessa, au prix de vente de 175 esclaves ou 18410 oliviers plantés sur 460 hectares.

La composition du trésor est “un témoignage précieux sur la vitalité de la circulation monétaire” juste avant les troubles qui mettent fin à la domination byzantine dans la Tunisie actuelle, et de la persistance de liens avec la capitale de l’empire : ce trésor est soit une caisse d'un commerçant dont les affaires étaient en Orient, soit celle d'un fonctionnaire venant du bassin oriental de la Méditerranée ou alors une caisse destinée à payer des soldats. La forte production monétaire est un signe de la vitalité économique et de la reprise au début du règne de Constant II. Cette vitalité est peut-être à lier à un rebond à la suite de l'avancée arabe en Cyrénaïque antique en 642 et à Tripoli et Sabratha l'année suivante.
»


Image 13 : Le trésor de Rougga exposé au musée de Mahdia avec la cruche qui le contenait. À gauche des solidi, dits globulaires, de petit diamètre mais de poids équivalent en or. Ces solidi auraient été frappés à Carthage, les autres l’étant à Constantinople. Le mot « solidus » qui a donné le mot « sou » viendrait du fait que cette monnaie était une monnaie « solide », non sujette à dévaluation grâce à un poids d’or constant.

Image 14 : Solidus de Maurice.

Image 15 : Solidus de Phocas.

Image 16 : Solidus d’Héraclius.

Image 17 : Solidus de Constant II.

Image 148 : Empire byzantin vers 650.


Nous conseillons vivement la lecture de la page du site Internet Wikipédia consacrée au trésor de Chebba. Nous reproduisons ci-dessous des extraits du texte de cette page :

« Le trésor de Chebba est un important trésor en or romain datant du VIe siècle et découvert à Chebba en Tunisie. Il est constitué de monnaies d'or qui sont conservées au musée de Mahdia.

Avec un enfouissement daté de la charnière du VIe siècle et du VIIe siècle, le trésor est un témoin des troubles dont est victime le nord de l’Afrique au moment des révoltes des tribus maures et quelques décennies avant le début de la conquête musulmane du Maghreb.


Histoire

Chebba occupe le site de l'ancienne cité de Caput Vada, où Bélisaire débarque en Afrique du Nord en l’an 534 pour reprendre la région aux Vandales.

Le trésor est découvert en 1989 de manière fortuite, “hors de tout contexte archéologique”, près du fort byzantin de Borj Khadija.
[...]

Le trésor est composé actuellement de 109 monnaies, des solidi. Le contenu initial est inconnu du fait de la longue période entre la découverte et l'étude du trésor. Il comportait peut-être initialement 147 monnaies.

108 monnaies sur les 109 ont été frappées à Constantinople, le dernier, un
solidus de Maurice, provenant de Carthage.

Peu de monnaies sont frappées sous le règne de Justinien à Carthage, qui vient juste d'être conquise vers 537-538. le trésor comporte une immense majorité de solidi de Maurice même si certains présentent un portrait de l'empereur plus petit, 75 % de l'échantillon présentant ce caractère.

Les monnaies de Justinien présentent [...], d'une série débutée après 542 et se poursuivant jusqu'en 565. Les monnaies de Maurice sont quant à elles datables dans une fourchette entre 583 et 602, voire uniquement entre 592 et 602 pour la représentation de l'empereur plus petit. [...] Les monnaies de poids léger ont été considérées soit comme destinées à payer des troupes, soit aux règlements extérieurs à l’empire. [...] Théophylacte Simocatta (Theophylactus Simocatta, est un historien byzantin du début du VIIe siècle) évoque des troubles, une révolte maure matée par Gennadios, après avoir évoqué la mort du patriarche de Constantinople, Jean IV le Jeûneur, en 595. La crise, “d'une exceptionnelle gravité”, est confirmée par Yves Modéran.

Avec ce trésor découvert à Chebba, on serait face à un témoignage de “la dernière des révoltes maures”, la capitale de l'empire aidant financièrement à payer les soldats et les dépenses. La situation ne se serait réglée qu'à la fin du règne de Maurice, avec une frappe d'argent de 602 portant le mot PAX, issue d'un contexte local.  »


Image 19 : Présentation du trésor de Chebba au musée de Mahdia.

Image 20 : Avers et revers d’un solidus de Justinien.

Image 21 : Avers et revers d’un solidus de Maurice.


Datation envisagée pour le musée archéologique de Mahdia

De fait, il n’est pas possible de proposer une datation pour l’ensemble des pièces d’un musée car, dans ce cas particulier du musée de Mahdia, la datation de chacune des pièces doit s’étaler entre le IIIe siecle avant Jésus-Christ (époque punique) et le XIXe siècle (arts populaires). Cependant, il est pour nous nécessaire de proposer une datation, ne serait-ce que pour donner une couleur au drapeau du musée de Mahdia sur la carte interactive.

Cette couleur de drapeau doit correspondre à la période la plus mise en exergue pour ce musée. Et dans le cas présent, ce ne peut être que la période byzantine. À remarquer que cette période qui a duré environ un siècle est présente dans le trésor de Chebba pour le premier demi-siècle, et dans le trésor de Rougga pour le second demi-siècle.