Le site archéologique de Pheradi Majus
Nous n’avons pas eu l’occasion de
visiter ce site archéologique durant le voyage effectué en
Tunisie en 2025, c’est la raison pour laquelle toutes les
images de cette page ont été collectées sur Internet.
La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site
archéologique nous apprend ceci :
«
Histoire
Son existence remonte au moins au IIIe siècle
av. J.-C. La cité devient municipe sous Marc Aurèle, puis
colonie romaine avant d'être abandonnée vers le XIIe
siècle. Le nom de la ville a été identifié grâce à un
texte en latin d'une dédicace à Neptune Auguste pour le
salut de l’empereur romain Antonin le Pieux, signée par un
notable local du nom de Marcus Barigbalus Pheraditanus
Majus.
Monuments
Les monuments les plus importants du site sont édifiés
entre la fin du IIe siècle et le début du IIIe
siècle :
–
Les thermes dégagés en 1972 couvrent une superficie
d'environ 500 m2. Ils comprennent, comme tous
les monuments de ce type, un vestibule, des latrines
semi-circulaires, une grande salle couverte de mosaïques
(apodytérium),
un frigidarium pavé
de mosaïques avec un bassin en abside, un
tepidarium où
se trouve un bassin rectangulaire et un caldarium
avec deux absides.
– Le forum est
entouré de portiques sur trois côtés. La porte du forum
est un arc qui repose sur deux pieds-droits flanqués de
deux niches pouvant abriter des statues de divinités. La
voûte de l'une des niches porte des insignes : tiges de
millet, lierre, couronne à cinq pointes, etc.
– Le
marché peut être décrit grossièrement comme un rectangle
irrégulier avec une cour entourée d'un portique dallé.
– Le nymphée est signalé par une belle arcade munie de
cinq arcs abritant cinq bassins. La source jaillissait du
fond de l'un des bassins, un sixième bassin plus grand
permettant l'évacuation des eaux vers d'autres bâtiments
tels que les thermes et des citernes.
– Le
complexe religieux est situé sur une colline et fut
longtemps identifié comme une forteresse. Composé de
plusieurs temples construits avec de grands blocs de
pierres, ce monument n'a conservé que des soubassements
comprenant deux étages de chambres et de caveaux, l'étage
supérieur totalement disparu ayant été éclairé par trois
fenêtres qui regardaient la mer. »
Remarque :
Concernant la phrase «
l'une
des niches porte des insignes : tiges de millet, lierre,
couronne à cinq pointes, etc. », il est possible
que ces insignes soient des emblèmes de sodalités
(confréries). Selon le livre « Le
Musée du Bardo », de Mohammed Yacoub, la couronne à
cinq pointes serait l’emblème des Pentasii, quatre tiges de
millet celui des Leontii, et les feuilles de lierre celui
d’une sodalité non identifiée. On voit ces emblèmes au
dessus de l’arc de niche de l'image
6.
Concernant ce site archéologique, nous
avons souffert d’un manque d’explications. Les divers sites
Internet consultés sont imprécis, insuffisants ou
contradictoires. Ainsi, pour ce qui est des monuments, la
page du site Wikipédia nous parle des thermes, du forum,
du marché, du nymphée, du complexe religieux localisé dans
un endroit unique. Le site Google Maps ajoute à la liste
l’amphithéâtre, le capitole, une basilique byzantine et une
forteresse byzantine, mais les images correspondant aux
divers drapeaux sont toutes mélangées. La galerie d’images
de Category Multimedia Commons cite quant à elle un temple
de Vénus.
Nous avouons avoir été un peu perdus dans cet imbroglio.
Image
19 : Nous n’avons pas vu d’image du monument
associé au drapeau désignant une église byzantine. Le plan
de cette église est repérable. Nous ne savons cependant rien
de cette église. En particulier, nous ne savons pas si sa
nef était à plusieurs vaisseaux. Rien ne prouve par ailleurs
que cette église est réellement byzantine. La seule remarque
que nous pouvons faire est que l’abside semi-circulaire est
située au Nord-Ouest de l’église. En Europe, quelques
siècles plus tard, elle est située à l’Est. Nous cherchons à
savoir si cette particularité d’une église de Pheradi Majus
(abside à l’Ouest) remarquée en d’autres endroits était,
durant le premier millénaire, généralisée à toutes les
églises de Tunisie et même du Maghreb.
Image 20 :
Chrisme. Il y a de nombreuses façons de composer le symbole
du chrisme. Celui ne contient pas les symboles alpha
et oméga.
Datation
envisagée pour le site archéologique de Pheradi
Majus : an 250 avec un écart de 100 ans.