Le ribat de Sousse 

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Nous avons eu l’occasion de voir l’extérieur de ce monument durant notre voyage effectué en Tunisie en 2025. Certaines images de cette page ont été prises lors de cette visite. Les autres ont été extraites de galeries d’images d’Internet afin de compléter l’information.

La page du site Internet Wikipédia décrivant ce monument nous apprend ceci :

« Histoire

Le ribat de Sousse est construit par le gouverneur abbasside Yazid Ibn Muhallabi aux alentours de 775, avant d'être démoli et reconstruit en 821 par l'émir aghlabide Ziyadat Allah Ier.


La construction du ribat est longtemps attribuée à Ziyadat Allah Ier sur la base de l'unique inscription qui existe à l'intérieur du bâtiment, mais les découvertes effectuées dans les années 1950 montrent que l'actuel ribat a été construit sur la base d'un ancien ribat antérieur à la dynastie aghlabide, et qu'il a servi de modèle au futur ribat de Monastir et non l'inverse.

La première structure du ribat est construite sur les arasements d'une structure byzantine datant du VIe siècle et détruite lors de la conquête arabe. Ce premier ribat avait un plan symétrique et s'apparentait à celui des fortifications byzantines et omeyyades de Syrie.

Le ribat est agrandi sous le règne d'IbrahimIbnn al-Aghrab qui ordonne à son serviteur Haroun Ibn Moussa de construire une mosquée et quelques chambres pour les moines-soldats. Cependant, l'actuelle architecture du ribat revient à son fils Ziyadat Allah Ier, qui démolit la première structure pour en construire une nouvelle en 821 et lui ajouter une tour de garde du côté sud-est.

Une inscription épigraphique commémorative, considérée comme la plus ancienne en son genre en Tunisie, atteste cette nouvelle construction du ribat ; on peut y lire le texte suivant : “Au Nom de Dieu, le Bienfaiteur, le Miséricordieux. Bénédiction de Dieu. Voici ce qu'a ordonné l'émir Ziyâdat Allâh ibn Ibrâhîm, que Dieu prolonge sa durée […] par les mains de Masrûr al-Khâdim [Le serviteur] son affranchi, en l'année 206 / 821. Ô Dieu, fais-nous descendre dans une demeure […] béni. Tu es le meilleur des conducteurs.”

Le nom de l’architecte n'est pas connu mais il est présumé être un émigrant venu de l’Asie Mineure
. [...] »


Commentaires divers

N'ayant pas visité l’intérieur de ce ribat, il nous est donc difficile de nous faire une opinion sur celui-ci. Il serait souhaitable de disposer d’un plan. Le texte ci-dessus nous apprend qu’une mosquée avait été construite à l’intérieur mais nous n’avons pas d’image de cette mosquée.

Il est facile de remarquer que ce ribat a subi plusieurs étapes de construction. Ainsi, sur l'image 11, il existe de nettes différences entre le corps de bâtiment de gauche et celui de droite (arcades, fenêtres).

Notre attention s’est principalement portée sur les portails. Nous en avons distingué plusieurs.

Il y a d’abord celui de l’entrée principale (images 2 puis 3). Sur cette dernière image, on distingue, en second plan, un autre portail (image 6). Il existe par ailleurs deux autres portails situés à l’intérieur du ribat (non localisés d’une façon exacte ; images 13 et 14). On constate des similitudes communes à ces portails. L’arc qui surmonte l’entrée est porté par des colonnes cylindriques détachées des piédroits de l’ouverture d’entrée. Et ce, par l’intermédiaire d’une longue imposte de forme parallélépipédique avec un chanfrein de forme quart-cylindrique.

Il faut comprendre que cette forme architecturale n’est pas fréquente en Tunisie. On a pu éventuellement la rencontrer dans les mirhabs de mosquées. Ici on la retrouve quatre fois. Elle est plus fréquente dans le Sud de la France (Saint-Jacques de Béziers (Hérault), Saint-Pierre de Lespignan, près de Béziers, Saint-Martin des Puits (Aude)) ou en péninsule ibérique (São Pedro de Balsemão (Portugal), Quintanilla de la Viñas, San Cebrián de Mazotte, San Pedro de la Nave (Castille-León)). D’où l’idée que cette construction de portails a pu être influencée par les Wisigoths d’Espagne et du Sud de la France. À cela s’ajoute le fait que les impostes ont été richement décorées, un décor de feuillages ayant des ressemblances avec ceux des périodes préromanes de France et d’Espagne. U n riche décor en désaccord avec le fait qu’on se trouve dans un endroit fortifié. Cela suppose que cette fortification a été construite sur un endroit qui n’était pas auparavant fortifié : un palais, une église, etc.

Une objection à ce raisonnement : on sait que la Tunisie a été occupée pendant une centaine d’années (Ve siècle) par les Vandales. Mais pas par les Wisigoths ! En réponse à cela, nous dirons que nous ne le savons pas. Car il est possible que des wisigoths et d’autres peuples aient accompagné les Vandales dans leurs expéditions. Ensuite,, il est déjà difficile de différencier pour ces périodes les productions romaines des productions barbares. Il l’est encore plus, à l’heure actuelle de différencier les productions barbares. Isidore de Séville a écrit une Histoire des Goths, des Vandales et des Suèves. Nous sommes bien incapables de différencier les productions de chacun de ces peuples.



Datation envisagée pour le ribat de Sousse : an 750 avec un écart de 150 ans.