Le site archéologique de Thimida Bure  

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Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter ce site archéologique durant notre voyage effectué en Tunisie en 2025. Les images de cette page sont extraites de galeries d’Internet.

Nous n’avons pas trouvé sur le site Internet Wikipédia une page décrivant ces fouilles. Par contre, le lien archives.org/kouchbatia permet de nous documenter sur plusieurs rapports rédigés avant 1900 recensant principalement les sources épigraphiques qui citent le nom de la ville. Voici celui de Monsieur Charles Tissot, écrit en 1884-1888.

« À 12 kilomètres vers l'est de Thibar, sur la route de Teboursouk à Souk-el-Khmis, on rencontre les ruines assez étendues d'Henchir Kouchbatia, assises sur un plateau qui fait partie des derniers contreforts du Djebel Gorrâ. On y remarque une enceinte rectangulaire en grosses pierres de taille et cinq portes monumentales d'un style fort simple. Une inscription signalée en cet endroit par MM. Bordier et de Lespin donne le nom antique de la ville, Thimbure :

“ FORTISSIMO

AC.NOBILCAE

FLAVIO VALE

RIO CONSTAN

TIO RESP .MU

NICIPII THYM

BVRE NVMINI

EORVM.DEVO

TA IN AETERNVM. ”

Transcription : “ Fortissimo ac nobil(i) Cae(sari) Flavio Valerio Constantio resp(ublica) municipii Thimbure, numini eorum devota un aeternum ”

La base portant le nom du seul Constance et les habitants de Thimbure se disant devoti nimini eorum, il faut en conclure qu'il y avait à côté de l'une et de l'autre plusieurs bases dédiées chacune à l'un des collègues de Constance Ier. En effet, MM. Cagnat et Reinach ont copié sur un piédestal analogue une autre dédicace très effacée, en caractères de mauvaise époque, où ils ont déchiffré les mots : RESpubLICA MVNIc. THIMBVRE … DEVOTA. La ville de Thimbure n'est mentionnée, à notre connaissance, dans aucun texte antique. »


Commentaires divers

Selon Wikipédia, Constance Ier serait Constance Chlore (père de Constantin Ier), nommé Caius Flavius Julius Constantius.

Constantin Ier dit Constantin le Grand aurait eu lui pour nom Flavius Valerius Aurelius Constantinus. Ce nom entier correspond plus à celui de l’épigraphe que le nom entier de Constance Chlore.

En conséquence, il est possible que la personne citée sur cet épigraphe ne soit pas Constance Chlore mais Constantin le Grand.

On peut être légitimement surpris après la lecture de ce texte de Charles Tissot, extrait d’un texte plus important se rapportant aux sources épigraphiques mentionnant le nom de Thimbure. En effet, il semblerait que les auteurs se soient uniquement intéressés au nom de la cité, sans regarder tout le reste, hormis un croquis de l’arc de triomphe. Or les images ci-dessous font bien apparaître l’existence de restes non négligeables. La phrase, « La ville de Thimbure n'est mentionnée, à notre connaissance, dans aucun texte antique.», pourrait permettre de donner un début d’explication.

Les archéologues qui ont prospecté cette région vers la fin du XIXe siècle ont découvert les vestiges d‘une agglomération, pour eux inconnue. La première de leurs démarches a été d’identifier cette ville. Ils ont donc recherché sur le site toutes les pierres portant des inscriptions citant le nom de la ville. Ils en ont trouvé plusieurs portant le nom de Thimbure (ou Thimida Bure). Mais cette ville n’était citée dans aucun texte antique. Ils en ont sans doute déduit qu’elle était d’importance secondaire et sont passés à autre chose, comme fouiller les villes, qui elles, étaient citées dans des textes antiques. On retrouverait dans cette attitude – si elle est conforme à la réalité – l'importance primordiale accordée, par les historiens du XIXe siècle, aux textes écrits. Il semblerait qu'à l’époque, l’archéologie ait servi à deux choses : trouver des trésors (statues, mosaïques) et montrer la véracité des textes écrits (exemple de Schliemann qui, en fouillant le site de Troie, a voulu prouver la véracité du texte d’Homère).

Image 5 : Partie de linteau taillé en forme d’arc. Deux oiseaux symétriques, des paons, encadrent une partie endommagée (une inscription ?).

Image 6 : Deux oiseaux symétriques encadrent un chrisme (ou croix monogrammée). Il s’agit d’un avatar de la scène récurrente que nous avons appelée « les oiseaux au canthare » .



Datation envisagée pour le site archéologique de Thimida Bure : an 250 avec un écart de 100 ans.