Les temples païens de Timgad
Les textes en
italique ont été extraits de la page de Wikipédia
décrivant Timgad.
Remarque
préalable : Autant nous avons été trés agréablement
surpris par les commentaires de la page de Wikipédia, autant
nous le sommes beaucoup moins en ce qui concerne les images
recueillies sur Timgad. Non pour la quantité d’images dont
nous pouvons disposer (plus d’un millier), mais par un
manque de suivi de ces images (beaucoup d’images identiques
d’un même monument, images peu légendées, peu lisibles ou
peu interprétables). En particulier, nous aurions aimé
disposer de plans et de vues aériennes.
Le temple du forum
« Le
forum ... abritait
la curie ainsi qu'une basilique civile et un seul temple.
Ce dernier, de taille assez modeste, est proche d'un des
angles du forum et
semble avoir été dédié à la Victoire. C'est un édifice
tétrastyle, c'est-à-dire que la façade compte quatre
colonnes, élevées sur un podium.
»
Les images 1 et 2 sur
ce temple du forum
viennent confirmer ce que nous avons écrit ci-dessus : nous
sommes incapables de déterminer où se trouve ce temple sur
ces images !
Le temple du Génie de la
Colonie
« La
dédicace de ce temple a été retrouvée lors des fouilles de
1959, en réemploi dans une petite placette aménagée à
l'époque byzantine autour d'une fontaine. Le temple a été
payé par des membres d'une des grandes familles de Timgad,
Marcus Publicius Candidus et son frère Caius Publicius
Veranus. [...] Finalement,
le coût du temple fut, avec sa statue, de 64 500
sesterces. Cet acte d'évergétisme et cette dépense
attestent de la prospérité de Timgad lors de la
construction du temple. La dédicace fut faite par un légat
de la 3e légion Auguste. [...] Il
s'agissait vraisemblablement de Marcus Lucceius Torquatus,
ce qui date la dédicace du temple de 169.
Les
ruines du temple ont pu être identifiées grâce à d'autres
inscriptions. Il est situé à la sortie occidentale de la
ville, face au marché de Sertius. Une cour précédait le
sanctuaire en donnant sur le decumanus par
une façade à trois entrée. Un mur délimitait cet espace de
forme trapézoïdale d'une dimension de 32 m sur 12 m. Trois
des côtés étaient occupés par un portique comptant 17
colonnes. Derrière l'autel se trouvait le temple
proprement dit. Sa cella de
12,5 m par 7,5 m. s'ouvrait sur un fronton tétrastyle
d’ordre corinthien et était précédée d'un escalier à 16
marches. La construction du temple correspond aussi à un
moment d'extension de Timgad hors de l'enceinte initiale
de la colonie. »
Ce temple est représenté sur les images
3, 4, 5, 6.
Le temple de la Dea Patria
et l'Aqua septimiana felix
«
L'Aqua Septimiana Felix était une source à proximité de
Timgad qui alimentait en eau une piscine autour de
laquelle fut construit un important sanctuaire. Le
sanctuaire a été construit au IIe siècle à 300
mètres au sud de la ville, le long d'un axe nord-sud. Une
allée à colonnades reliait le sanctuaire à la ville et
notamment aux thermes du sud. Avec plus de 150 mètres de
long et 44 mètres de large, c'est le plus grand édifice
religieux de l'Afrique romaine.
Il
reçut un aménagement somptueux sous les Sévères. Trois
temples étaient construits au fond du sanctuaire. Le plus
grand de ces lieux de culte occupait la place médiane et
était dédié à la Dea Patria,
c'est-à-dire à la déesse de l'Afrique reconnaissable à sa
coiffe faite d'une dépouille d'éléphant (proboscis).
Décoré de marbres blancs et verts, de mosaïques, le temple
faisait 7,5 mètres sur 9,8. Une large banquette au fond de
la cella
devait accueillir les statues de culte.
De
part et d’autre, se trouvait un temple plus petit (5,1 par
7,1 mètres). Celui de l'Ouest était dédié à Esculape
tandis que celui de l'Est a sans doute été dédié à
Sérapis, si l'on en croit les objets de culte retrouvés
lors des fouilles. L'association de l'Afrique à Esculape
et Sérapis est unique, placée sous le signe de la
fertilité, de l'abondance et de la santé, le sanctuaire
célébrait les eaux bienfaisantes en association avec le
culte impérial. Les trois temples, assez petits, étaient
érigés sur une terrasse qui surplombait une vaste piscine
de 27 mètres sur 7. Entièrement revêtue de marbre, elle
était bordée d'une balustrade en bronze. Le sanctuaire
était entouré de portiques peints (viridarium).
Leur prolongement donnait sur une vaste place dallée en
direction de la ville et de ses thermes. [...] »
Nous sommes au regret d’avouer que nous ne disposons pas
d’image de ce temple. Il en existe très certainement mais
nous n’avons pas su les identifier.
Un édicule à l’intérieur
d’une maison ou d’un temple
C’est tout à fait par hasard que nous avons eu connaissance
de cet édifice qui ressemble à un ciborium.
Il ne semble pas être signalé dans les textes et ce sont les
images 7, 8 et 9
qui nous l’ont fait découvrir. Nous ignorons s’il est
chrétien ou païen.
Datation
envisagée pour les temples païens de Timgad : an
200 avec un écart de 100 ans.