Églises chrétiennes et forteresse byzantine de Timgad
Les textes en
italique ont été extraits de la page de Wikipédia
décrivant Timgad
Remarque
préalable : Autant nous avons été très agréablement
surpris par les commentaires de la page de Wikipédia, autant
nous le sommes beaucoup moins en ce qui concerne les images
recueillies sur Timgad. Ces images, en général peu
légendées, ne permettent pas de découvrir à quel type de
monument appartient telle ou telle construction. C’est le
cas en ce qui concerne le baptistère (images
de 10 à 13 ci-dessous). Ce baptistère est-il le
même que celui cité dans le texte ci-dessous décrivant la
basilique de l’Ouest ? De même, les
images 1 à 9 d’une basilique sont-elles celles de
la basilique de l’Ouest ou d’une autre basilique ?
Bâtiments chrétiens
« Le plus grand
ensemble chrétien se trouve autour de la basilique de
l’Ouest, séparé de la ville par un ravin. Cet édifice et
ses dépendances sont souvent assimilés au quartier
donatiste en raison de la présence, dans une des maisons
du complexe religieux, sur une mosaïque commémorative, du
nom d’Optat, identifié à l’évêque Optat. La basilique
présente un plan classique à trois nefs avec des
dimensions considérables : 23 mètres de large sur 63 de
long. La nef centrale se termine en abside et est précédée
par un atrium.
Ce dernier était décoré de colonnes à chapiteaux
corinthiens, peut-être en réemploi. Au nord-ouest se
trouvait un baptistère dont la cuve a été retrouvée en bon
état, encore partiellement couvert de mosaïques
polychromes aux motifs géométriques sur les marches, aux
motifs floraux autour de la cuve. Au moins un ensemble
thermal existait aussi dans ces bâtiments. Un sarcophage
retrouvé dans la basilique témoigne d'aménagements
permettant la réalisation de libations alimentaires,
présentant ainsi une continuité remarquable avec les rites
funéraires polythéistes, survivance qui pourrait
s'expliquer, selon Henri-Irénée Marrou, par le donatisme
des fidèles de la basilique. Le fait que d’autres
bâtiments basilicaux aussi importants aient aussi des
baptistères témoigne sans doute de la division religieuse
de la cité entre donatistes et catholiques : le baptistère
renvoie en effet d’ordinaire à la présence de l’évêque. Le
fort byzantin possédait aussi, bien sûr, sa propre
chapelle. »
Le
baptistère
Les images 10 , 11, 12 et
13 sont celles d’un baptistère, à plan carré (images 10 et 11), et de
la piscine baptismale qu’il contient (images
12 et 13). Très probablement, les images
12 et 13 sont des reproductions anciennes, les
mosaïques ayant été très dégradées depuis. Nous sommes
surpris par le fait que le décor de mosaïques ne semble pas
contenir des motifs purement chrétiens.
Revenons au texte de Wikipédia : « Le
fait que d’autres bâtiments basilicaux aussi importants
aient aussi des baptistères témoigne sans doute de la
division religieuse de la cité entre donatistes et
catholiques :
le baptistère renvoie en effet d’ordinaire à la présence
de l’évêque. ». Cette remarque correspond à notre
point de vue : il pouvait y avoir plusieurs évêques dans une
même ville, chaque évêque disposant d’une cathédrale et d’un
baptistère. Ici, on parle « d’autres
bâtiments basilicaux » (dotés de baptistères). Ce
qui pourrait signifier qu’il y en avait plus de deux. Or le
texte ne parle que de « la
division religieuse de la cité entre donatistes et
catholiques. ». Serait-il possible qu’il y ait eu
d’autres divisions ? Ne serait-ce qu’une division
identitaire ? On aurait par exemple un évêque pour les
Latins, un autre pour les Numides, et un autre pour les
Vandales. Sans pour autant que ces divisions conduisent à
des schismes. C’est en tout cas la solution que nous
envisageons pour les premières églises de la chrétienté.
La
forteresse byzantine
«
Le fort byzantin de Timgad est situé à environ 250 mètres
au sud de la ville, au-dessus du site du sanctuaire de
l'Aqua septimiana dont de nombreux éléments furent
réemployés pour en faire un château d'eau. Les résultats
des fouilles ont été publiés par Jean Lassus en 1981. De
plan rectangulaire qui tend vers un trapèze et protégée
par de puissantes tours d'angle, son enceinte fut
construite en 539 par le patrice Solomon. Conservée sur 14
mètres de hauteur, elle encadre un périmètre de 120 mètres
par 80 mètres. La construction du fort utilisa de
nombreuses inscriptions en réemploi. Le fort abritait des
casernements dans sa partie orientale. La partie
occidentale rassemblait les installations communes, un
réservoir d'eau, une piscine du sanctuaire réutilisée, une
chapelle édifiée sur le podium des
temples antérieurs, des thermes pour la garnison. Ces
derniers d'une surface de 200 mètres carrés ouvraient
directement sur la place de la forteresse. La fouille de
ces aménagements intérieurs s'est révélée très riche, car
une épaisse couche de terre les avait protégés des injures
du temps. Le mur de la forteresse est renforcé par huit
tours et l'entrée principale se trouve près de la tour
centrale Nord. Le fort est composé d'une chapelle, d’une
piscine, d’un bâtiment pour l'état-major qui est situé
entre le bain et la chapelle et d’une cour d’honneur. La
piscine a été transformée en château d'eau. »
Image 17 : On
reconnaît dans la partie supérieure de l’image, une salle à
abside précédée de deux colonnes qui pourraient être les
restes d’un ciborium.
Cette salle pourrait être la chapelle décrite ci-dessus.
Image 19 :
L’image d’origine était ainsi légendée : « Face
à l’angle Sud-Est, au dessus du bain byzantin ; harpes sur
la place d’appel, depuis disparues . ».
Remarque :
le mot « harpe » est utilisé en architecture pour désigner
une «
pierre en saillie devant servir au raccord d'une
construction voisine. ».
Datation
envisagée pour les églises chrétiennes et la
forteresse byzantine de Timgad : an 500 avec un écart de 150
ans.