Le musée archéologique de Tipaza 

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La page du site Internet Wikipédia décrivant ce musée archéologique nous informe sur ses collections :

« Collections

Certaines découvertes anciennes proviennent de la collection privée constituée au XIXe siècle dans le domaine de la famille Trémaux, principal propriétaire des terrains comprenant l'ancienne cité.


L'influence de la domination carthaginoise sur Tipasa se reflète dans l'adoption, au moins sur le plan iconographique, de divinités phéniciennes par les tribus locales, comme en témoignent plusieurs stèles portant un motif de croissant surmontant un soleil, symbole de la déesse Tanit. Le musée conserve un ensemble exceptionnel d'objets issus des fouilles de Tipasa de Maurétanie et de sa région, illustrant la continuité du peuplement depuis l'époque punique jusqu'à l'Antiquité tardive.


Mosaïques : dont la célèbre Mosaïque des Captifs, pavement du IIIe siècle découverte en 1913 dans l’abside de la basilique civile. Orné d’un décor géométrique à base de peltes, il représente une famille de captifs – père nu assis sur son bouclier, mère et enfant enchaînés – entourée de douze portraits figurant les habitants de la cité.

Épigraphie : stèles funéraires néo-puniques, dédicaces et inscriptions latines de l’époque impériale; stèle honorifique à la déesse Victoria érigée par Titus Claudius Valentitnus; stèles de cavaliers (Ituréen, Caninafate, Ala I Britannica) témoignant de la présence de l'armée romaine à l'époque sévérienne, où ils manient le contus, longue lance de cavalerie lourde.

Objets du quotidien : lampes, céramiques sigillées, verreries, éléments de parure, tirelires, vaisselle (cruches, pichets, bols, assiettes, jarres), amphores, broyeur de chair d'olives, vase à filtre et bec-verseur.


Verrerie : gobelets, bouteilles, balsamaires et urnes cinéraires (IIe siècle) provenant des nécropoles occidentales et de la porte de Césarée.

Sarcophages : exemplaire sculpté de Pélops et Oenomaos (IIe siècle) illustrant la célèbre course mythique; sarcophage aux centaures marins et Néréides (IIIe siècle) décoré d’un thiasos marin; sarcophages paléochrétiens sculptés, bas-reliefs et éléments architecturaux provenant de la basilique judiciaire; et un autre sarcophage en marbre figurant un couple d’époux romains représentés côte à côte, vêtus de leurs habits de cérémonie, symbole de leur union dans la vie comme dans la mort.

Autres pièces notables : pièces puniques tardives, stèle votive à Tanit, boules en pierre (industrie lithique), mobilier funéraire, tuiles, tête en marbre de Jupiter, dieu suprême du panthéon romain, souverain céleste associé à l’aigle et à la foudre.
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Images 5 et 6. Voici quelques informations concernant les stèles de cavaliers et les mots Ituréen, Caninafate, Ala I Britannica.

Une ala est une unité de cavalerie sous l’autorité d’une légion. L'Ala I Britannica serait donc une unité de cavaliers britanniques. L’Iturée est une région limitrophe de la Palestine. Nous ne connaissons pas l’origine du mot Caninafate. Probablement une autre région de l’Empire romain. Les légions étaient constituées d’unités spécialisées dans des types de combat qui avaient été entraînées au sein de peuples bien différenciés.


Image 11 : Sarcophage sculpté de Pélops et Oenomaos

Le mythe de Pélops et de la course de chars. Selon Wikipédia : : « Pélops obtint la main d’Hippodamie dans une célèbre course de char contre le père de celle-ci, Œnomaos, fils d'Arès et roi de Pise en Élide. Ce roi refusait d'accorder la main de sa fille à quiconque ne l'aurait pas d'abord vaincu dans une course de chars, et il avait l'habitude de tuer les prétendants qui perdaient contre lui. Or il remportait systématiquement la course grâce à des juments d'origine divine Phylla et Harpinna, que lui avait offertes son père Arès.

Sur la façon dont Pélops remporta la course, les versions divergent. Dans la première Olympique de Pindare, Pélops gagne de façon honnête, grâce aux chevaux ailés Scyphus et Arion que lui offre son ancien amant Poséidon. Une autre version est cependant connue par plusieurs auteurs antiques : Pélops soudoya Myrtilos, l’écuyer d'Œnomaos, pour qu'il sabote le char de son maître en en retirant une pièce ou en la remplaçant par une pièce modelée en cire qui fondit et se désagrégea pendant l'épreuve. Le char se disloqua et le roi mourut traîné par ses chevaux. Par la suite, Pélops tua Myrtilos pour éviter de payer le prix de sa traîtrise. [...] ».

Voilà donc un très beau mythe. Malheureusement, nous ne croyons pas aux mythes, pas plus d’ailleurs qu’aux légendes de saints. Plus exactement, nous ne croyons pas à l’historiette liée à la légende ou au mythe. Cependant, nous pensons que ces mythes peuvent être l’expression de croyances ou la partie émergente d’un discours religieux.

Dans le cas présent, le mythe est affiché sur un sarcophage. Nous devons être conscients qu’on ne rigole pas avec la mort. Le personnage qui a fait sculpter ce sarcophage voulait exprimer sa croyance vis-à-vis de la mort. Les chevaux représentés ici sont à l’image de ceux de Castor et Pollux, des êtres psychopompes, qui accompagnent le défunt dans son parcours dans l’au-delà. On nous dit d’ailleurs que certains sont ailés. Mais il y a dans cette représentation une image plus forte que celle de Castor et de Pollux. Car la victoire de Pélops dans cette course de chars a probablement été interprétée comme étant une victoire sur la mort.


Image 12 : Sarcophage sculpté des centaures marins et des Néréides


En ce qui concerne ce sarcophage, nous n’avons pas de commentaire à ajouter sur le caractère religieux de cette représentation. Dans les pages précédentes de notre site sur la Tunisie et l’Algérie, nous avons recueilli plus de dix images analogues (principalement sur des panneaux de mosaïques). Intitulées, « Triomphe de Neptune » ou
« Triomphe de Vénus » ou encore « Triomphe de Dionysos », ces scènes traduisaient la conception d’un passage dans l’au-delà.


Datation envisagée pour le musée archéologique de Tipaza : an 200 avec un écart de 100 ans.