Le site archéologique de Diana Veteranorum à Zana el Beida 

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La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Diana Veteranorum est située dans la province de Numidie, à 40 kilomètres au Nord-Ouest du camp légionnaire de Lambèse, garnison de la troisième légion Auguste, à 85 kilomètres au Sud-Ouest de Cirta, la grande cité de Numidie et à une quarantaine de kilomètres à l'Est du poste douanier de Zaraï qui contrôlait le passage avec la Maurétanie Césarienne. Comme on peut le deviner à partir de son nom latin
(Diana Veteranorum) l'agglomération romaine était à l'origine une bourgade où s'installèrent des vétérans, peut-être dès l'époque flavienne, en liaison vraisemblablement avec un établissement indigène. Au départ simple vicus, l'agglomération devint assez grande rapidement et put recevoir le statut de municipe dès le règne de Trajan sans doute, en tout cas avant le règne d’Antonin le Pieux. La cité bénéficiait d'un territoire assez étendu : des bornes milliaires indiquent qu'il s'étendait au moins à 26 km à l'Ouest de la ville, à 15 km au Sud-Ouest, à 16 km au Nord, à 20 km au Nord-Ouest. Diana se trouvait sur un nœud routier, ce qui lui conféra une importance économique régionale non négligeable et explique probablement la rapidité de son développement, dans le cadre de liaisons fortes avec la garnison militaire de Lambèse, dont elle était un avant-poste : vers 185, les décurions de la cité se cotisèrent pour honorer le légat de la légion Valerius Maximianus, qui était aussi le patron de certains des notables de la cité.

Comme dans d'autres parties de la Numidie, la région de Diana Veteranorum fut sans doute fortement touchée par le donatisme. C'est en effet non loin de Zana, dans un lieu-dit nommé Nova Petra, qu'un certain Marculus mourut dans des conditions suspectes le 29 novembre 347. Pour ses coreligionnaires donatistes, il avait été exécuté par les catholiques qui l'auraient jeté dans le vide. Pour ces derniers, il s'était suicidé de manière rituelle. Le martyre donatiste de Marculus connut une longue vénération chez les donatistes et sa passion fut évoquée en 411 à la conférence de Carthage. On a aussi retrouvé à Ksar el-Kelb une memoria des reliques de Marculus. Une basilique chrétienne est connue à Zana, se trouvant sur le site du forum.

À l'époque byzantine, un fortin fut construit à proximité du forum, ses fortifications réutilisèrent l'arc de Macrin. Une plus grande forteresse fut aussi édifiée à une centaine de mètres, comportant quatre tours d'angles.
»


Le texte ci-dessus est clair en ce qui concerne l’origine du nom de la colonie, Diana veteranorum, colonie de vétérans. Mais il explique seulement la deuxième partie du nom. Nous nous sommes posés la question de l’origine de la première partie du nom, Diana. Nous avons pensé que l’attribution du nom était lié à la déesse Diane. Et nous avons été un peu surpris car le culte de la déesse Diane semble assez peu représenté en Afrique. Les représentations de cette déesse sont le plus souvent sous la forme de Diane Chasseresse, représentation symbolique qu’il nous est difficile d’interpréter comme croyance religieuse. Selon la page de Wikipédia relative à Diane, le culte de Diane serait d’origine romaine : « Diane est une jeune déesse commune à toutes les tribus latines. Plusieurs sanctuaires de Diane se trouvaient ainsi dans la région du Latium. Le premier aurait été situé près d’Albe avant que la ville ne soit détruite par les Romains. La position géographique du sanctuaire de Diane au cœur des monts Albains, berceau ethnique des Latins, témoigne de l'ancienneté de son culte. À Rome, un sanctuaire de Diane existait sur la colline de l’Aventin. Selon la tradition transmise notamment par Tite-Live, il aurait été fondé par le roi Servius Tullius qui aurait institué un culte fédéral auquel participait l'ensemble des Latins affirmant la domination de Rome sur le Latium. Sa localisation est remarquable car l’Aventin est située hors du pomerium, c'est-à-dire hors du territoire originel de la cité. Diane y reproduisait les deux éléments de son personnage aricien, le fécondant et le politique : elle y patronnait les femmes et donnait la suprématie. ».

Cela pourrait expliquer la dévotion des vétérans issus de légions romaines et ayant été exposés à une culture latine à Diane, déesse latine.



Datation envisagée

Pour le site archéologique (monuments romains) de Diana Veteranorum à Zana el Beida : an 200 avec un écart de 100 ans.

Pour le site archéologique (monuments byzantins) de Diana Veteranorum à Zana el Beida : an 550 avec un écart de 100 ans.